mardi, février 24, 2015

Fabien et ses copains de Dara Nabati

80 pages, couverture souple, en couleurs et pour 9€... Let’s go!

« Fabien » est un jeune renard complètement déjanté qui ne pense qu’à faire les 400 coups jusqu’au jour où, histoire de rire un peu, il se suicide au grand dam de ses amis. Dès le départ, ses copains pensent que ce n’est qu’un canular de mauvais goût sauf que peut-être que non... ou pas. C’est ainsi que commence l’histoire de « Fabien et ses copains », un recueil de moments de vie et surtout une galerie de personnages stéréotypés. Et histoire d’être complet, c’est édité chez Short Édition et illustré par Dara Nabati, un jeune auteur de 22 ans.

Short Édition, c’est qui ? C’est une petite et jeune boite d’édition qui met à l’étrier des auteurs en devenir et qui ont un certain potentiel. Leur mantra ? Des récits courts, rapides. Soutenus par une ligne éditoriale des plus pluriels, ils couvrent aussi bien du slam, de la courte nouvelle, en passant par la poésie, l’essai ou la bd. Et histoire de mettre les petits plats dans les gros et de maximiser la promotion et la visibilité des ouvrages, ils publient sur tous les supports existants : que ce soit en audio, le classique papier ou en numérique (on me souffle qu’ils envisagent peut-être la gravure au silex et le morse... des dingues je vous dis).

Mais, et la bd dans tout cela ? Relax j’y viens.
Dara Nabati nous sert ici une petite compil de moments de vie. C’est joliment illustré avec un style accrocheur sans casser la baraque ; il faut dire que l’ami Dara a un style simple et visuellement efficace et il n’en faut pas plus dans ce cas-ci.

Chapitré en de courtes histoires, on suit quelques anecdotes et tranches de vie des personnages principaux, que ce soit le renard Fabien ou l’un de ses amis. Triste et amer à la fois, c’est graphiquement très tendance blog et le nombre de cases se compte sur le bout des doigts. Du coup c’est court, bref et direct to-the-point comme dirait Iggy Pop.

Le scénario... wait quel scénario ? C’est là qu’est l’os en fait. Si on prend le livre dans son ensemble, ça nous donne une histoire par épisode dont la ligne directrice est trop ténue, et donc on a du mal à accrocher à l’histoire ou à avoir de l’empathie pour les différents personnages (même si j’ai bien
aimé Marius le pingouin qui ne dit que « kwah »)... Bref cela manque de piquant dans le potage et l’ensemble en devient assez insipide.

Alors la question est : « C’est pour quel lectorat ? » Bonne question ma p’tite dame car ma fille et moi-même on n’a pas accroché du tout alors que l’on est fondamentalement dans des tranches d’âge diamétralement opposées. La faute à mon avis est due à sa « présentation » et je pense que « Fabien et ses copains » aurait plus sa place dans une revue hebdomadaire, épisodique que dans un livre présenté comme un récit.

Une expérience mi-figue mi-raisin mais avec un auteur au style intéressant et très vivant.

PS: Finalement, on ne se rend compte que l’on est mort que de son vivant... non ?






dimanche, février 22, 2015

Eric Herenguel sexe & pose

Ceux qui me connaisse savent que j'aime bien Eric Herenguel où plutôt son style de dessin ; qui est pour moi un mélange entre mi-ange mi-demon parsemé de folie dansante. Et devinez justement qui vient traîner ces guêtres dans les parages ?

Dans le cadre de la promotion de son dernier album et histoire de profiter d'un éclairage nouveau, une exposition est ouverte à la Galerie Bruxelles-Paris.


Le récit en question ? Plutôt Ulysse version reboot 1781 avec au scénario Xavier Dorrison qui n'est pas des moindres.

Vous pourrez y admirer son travail sur le cadrage, la dynamique sur le mouvement sans oublier le travail sur les expression et les ombres et couleurs.

C'est du beau , c'est joli, et c'est du "a voir" tant qu'il est là. D'aileurs c'est "openbar" depuis le 19 Fevrier et ce jusqu'au 20 Mars.

Et si comme moi vous n'êtes pas riche, vous pourrez au moins contempler le prix des planches et toiles qui sont à la vente pour l'occasion (qui tourne autour des 950€ ... ouais ... tout de même)






MAUS d’Art Spiegelman

Quand histoire , culture et bd s'allie .

Grosse brique, gros bouquin, dessin monochromatique et peu entreprenant, avec des animaux en guise de personnages et, pour couronner le tout, un sujet super déprimant et rébarbatif (la 2e guerre mondiale, youpiii) … bref ce bouquin avait déjà tous les éléments pour que je prenne mes tongs à mon cou.

À force de reporter le problème, il fallait bien un jour y plonger. Chose faite puisqu’après un passage à ma bibliothèque communale et avec le même air nonchalant qui me caractérise, je me suis dit « pourquoi pas ». Oui je sais, vous allez encore me rabâcher les oreilles en me rappelant que j’ai des piles (véridique) de bd et de romans qui s’entassent et que j’ai pas mal de retard dans mes rédactions, mais qui aime bien châtie bien. Bref, bien m’en a pris car, quelle surprise !!!!

Ce n’est pas souvent que je commence une critique par sa conclusion, mais ce livre est une vraie découverte, une petite perle qu’il est en mon devoir de partager avec vous tellement c’est bien.

Alors « non ! » je n’ai pas l’intention d’écrire une énième critique sur ce livre quoique « si ! » en fait ; pas par chauvinisme ni par amour de l’écriture mais tant qu’à faire les choses bien, autant le faire à fond ! Et puis ce livre mérite que l’on s’échine un peu pour en parler.

Soyons brefs et efficaces si vous le voulez bien. Maus, ce sont deux histoires en une qui s'enchevêtrent (c’est l’effet kiss-cool).
  • Celle d’Art Spiegelman, dessinateur underground, qui a décidé de retranscrire sous forme de bande dessinée l’histoire de Vladeck, son père, survivant d’Auschwitz… Le problème (et de taille) ; son père est un vieux râleur borné comme on n’en fait plus et ça ne va pas être de la tarte de lui soutirer les vers (pilés) du nez… Dialogue de sourds, deux mondes diamétralement opposés qui essayent de communiquer. ​ 
  • La deuxième histoire c’est celle de Vladeck et sa famille, juive et polonaise de surcroit qui, en pleine déportation, vont se voir happés par les véhémences xénophobes de l’Allemagne d’antan et son idéologie. Et pour survivre, il faudra faire des compromis voire même limite collaborer. Mais que n’est-on pas capable de faire dans de telles circonstances pour protéger les siens et par amour, alors que l’on côtoie en permanence des atrocités où se mélangent la haine et la peur ? ​ 
Bien plus qu’une simple bande dessinée, Art Spiegelman raconte avec une certaine élégance l’histoire biographique de son père tout en mettant en abîme la relation conflictuelle qu’il a eue avec ce dernier, ainsi que la conception du livre.



Sans pour autant l’édulcorer (et pourtant cela aurait été bien facile), l’auteur arrive à nous délivrer une histoire tendre, émouvante voire comique malgré le sérieux du sujet ; grâce notamment à des dialogues d’une sincérité ébouriffante, une construction originale et l’utilisation des races animales pour représenter la nationalité des personnages (la souris pour les Juifs, les Allemands sont représentés par des chats, des cochons pour les Polonais, etc.) qui est en fait une référence directe à la propagande allemande qui utilisait le zoomorphisme pour véhiculer certains de leurs messages.

Une approche donc de la thématique de la Shoah, de la déportation, du racisme, etc. sous un aspect diamétralement différent qui permet d’avoir une vue plus humaine, didactique, sans faire de jugement ni s’apitoyer sur le sort des uns et des autres à l’instar des différents reportages que l’on nous montre et qui ont souvent une optique assez « nazi –arde » et donc, manichéenne.

D’ailleurs c’est grâce à ce livre qu’Art Spiegelman n’a pas dû se recycler en tant que danseuse de French cancan (merci pour nous) mais est devenu en quelque sorte un « people » du monde underground, un mythe sur pattes de la bd moderne, et qu’en plus il a reçu pas moins que le prix Pulitzer…

Visuellement le dessin, en noir et blanc, reste simple et basique, avec des personnages tout en ambigüité (ici pas de good guys ni de bad guys) et ayant une vraie portée artistique et poétique en lien avec les dialogues. Maus est donc une vraie invitation, agréable à lire, bouleversante et intelligemment construite, avec un rythme soutenu, ce qui fait qu’elle en devient presque incontournable.




En tournant la dernière page et au-delà du vrai coup de cœur (au cas où vous ne l’auriez toujours pas compris), j’ai vraiment eu l’impression que ce livre devrait être dans la liste des livres « recommandés » dans les instituts scolaires et chez tout le monde en fait… même si j’avoue que le bouquin est un poil trop volumineux avec ses 400 pages et qu’il faudra le lire en plusieurs parties.

Au final, clairement un must, à lire au moins une fois dans sa vie même si comme moi ce n’est pas votre tasse de thé.






vendredi, février 13, 2015

Tony Ironman Stark ressort du placard

Les éditions Artège rééditent la BD Tony Stark, de Jean VAN HAMME et Edouard AIDANS et ça , c'est une bonne nouvelle.

Jean "XIII" Van Hamme sera crédité pour l'occaz' même pour les premiers épisodes, ce qui ne fut pas le cas à l'époque des premières éditions ce qui créa , notamment un froid entre le père de Thorgal et celui de Bernard Prince.

L'histoire aidant (Aidant, Aidans... non?) , une bonne poignée de main , une bière des chips et le besoin de se refaire une coupe, un accord a été trouvé pour notre plus grand plaisir.


C'est chez Artège, c'est pour bientôt et c'est vraiment bien :)



lundi, février 02, 2015

Fantastic 4 : Reboooot

Fantastic Four ou les 4 fantastiques, une série initiatrice ou 4 humains "banal" deviennent des supers-héros dans laquelle tout en chacun pouvait s'identifier à l'époque (après les histoires en on fait autre choses mais l'idée principale c'était cela).
Et bien un reboot est lancé et c'est pour genre pas dans longtemps que même que je suis en retard car je viens de découvrir le trailer. 
Alors je vous laisse "mater" et rdv sur les écrans pour le judgement day :)




Et pour le plaisir des yeux, je vous balance le trailer du tout premier :).



dimanche, février 01, 2015

Chroniques Martiennes de Ray Bradbury

Chroniques Martiennes de Ray Bradbury Et si Mars était habitée ? Et si l’homme décidait d’y aller s’installer ? Et si … l’histoire de la conquête de Mars vous était contée ?

Les Chroniques Martiennes est avant tout un recueil de nouvelles écrites par Ray Bradbury dans les années 40’ . Ray nous invite sur Mars et nous conte sur un ton teinté d’humour noir l’histoire de cette planète, rouge soit-dit en passant, de ses habitants, ses us, ses déboires et ce, jusqu’à sa conquête par l’homme.

Initialement publiée dans des journaux sous formes de petites histoires, les « Chroniques Martiennes » en est le condensé. Un roman qui ne se prend clairement pas au sérieux, et dont le fil conducteur est Mars elle-même. Une porte ouverte vers l’imaginaire et vers une réflexion et des questionnements sur le bienfondé de nos choix de société (aahh le besoin de tous formater et le refus de l’inconnu) …

 Les « Chroniques Martiennes » c'est une lecture profondément poétique, humaine et surtout indémodable. Bref, un contenu qui ne déçoit pas. A conseiller à tous les lecteurs qui savent rêver :)

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