dimanche, mai 24, 2015

Une soupe 100% sorcière


«Une soupe 100% sorcière » n’est pas un livre comme les autres. C’est un conte et surtout l’histoire de la sorcière Kroquela.

Ce jour-là, elle se trouve fort embêtée car elle n’a pas les ingrédients nécessaires afin de préparer sa terrible soupe magique ; qu’à cela ne tienne, la voilà chevauchant son balai enchanté, partie quêter (rien de cochon, promis), auprès de ses voisins les Ogres, la famille du Petit Poucet ou même chez Mère-Grand… Enfin, quêter c’est vite dit ; elle va surtout leur chaparder ce qu’elle peut dans leur potager sans rien demander. :)

Mais cette soupe magique va lui réserver bien des surprises et du fil à retordre…
Cette histoire qui s’étale sur une trentaine de pages est une sacrée jolie surprise. Écrit et dessiné par Simon Quitterie et Magalie Le Huche, ce récit est destiné principalement à la tranche 4-7 ans et servira aisément de porte ouverte ou de tremplin vers d’autres contes traditionnels.



Même si c’est une vilaine sorcière, tout dans cette histoire est original, plein d’humour et de rebondissements. Le vocable utilisé est super accessible, facile à maitriser et à lire. De plus, l’histoire est joliment illustrée par de savoureux dessins qui plairont aux enfants, ce qui n’est pas chose facile.  Et ce, sans compter l’histoire elle-même qui permettra aux enfants de découvrir aussi bien une jolie histoire que les bienfaits d’une bonne soupe… et qui sait, de la gouter ? Ça fait grandir que la madame sorcière elle a dit !

Que demander de plus ? Une couverture dans le vent, des couleurs palpitantes, un format à l’italienne ? Pas de soucis, les éditions P’tit Glénat avec leur collection Vitamine ont prévu le coup et vous font la totale.

Vous avez compris, cette soupe de sorcière est un vrai régal à lire, ou à faire lire.
Bon appétit !

Ps : Et n’oubliez pas de manger des fruits. :)


lundi, mai 18, 2015

Dantès tome 6 : les prémisses d'une couverture

L'air de rien , rien que pour la création d'une couverture il y a un travail de dingue qui est abattu ... découvrez un exemple de travail et de discussion qui sont faites par les éditeurs et les auteurs sur une bande dessinées et ce, rien que pour une cover ...

Les coulisses pour la création d'une couverture sur la bd Dantès chez Dargaud ? C'est ici et c'est assez intéressant :p


samedi, mai 16, 2015

L’homme à la tête de vis et autres histoires déjantées de Mignola

« L’homme à la tête de vis » est un agent gouvernemental très très spécial. Attendez une seconde, j’ai dit un agent « spécial » ?

Oui car « Tête de vis » n’est pas juste un surnom ! C’est vraiment une tête de vis, genre ampoule 200w, et qui s’emboite dans le corps, adaptée à sa tâche comme l’on enfile une chemise pour aller en soirée ou un maillot pour aller à la plage.

Au service du président Abraham Lincoln, sa prochaine mission sera de partir affronter le terrible et machiavélique empereur Zombie qui voudrait bien s’emparer de certains fragments anciens et qui rêve surtout de dominer le monde. Au menu ? Cavale et course poursuite désopilantes.

Loin de l’univers noir de Hellboy ou BPRD qui font encore aujourd’hui le succès de Mike Mignola, ici on est téléporté en pleine époque victorienne et Mary Shelley (boules). L’univers est sombre, empreint de néoromantisme, poétique, déjanté voire même ridicule.

 Initialement publié chez Dark Horse (US) sous format d’épisodes, ce recueil est à prendre comme un side-project qui recompile les histoires courtes écrites fin des années 2000.

Ça fourmille de personnages absurdes et cocasses ; le dessin et le style graphique de l’auteur sont plus que reconnaissables puisqu’il arrive, comme toujours via quelques traits bien placés, à créer une ambiance et nous emporter directement dans son histoire ; indéniablement il est doué.

Teintées d’une atmosphère surnaturelle, c’est sous 77 pages que l’on suivra les aventures extravagantes de cet agent bizarroïde et d’autres aventures qui auront pour trame l’univers et pas, comme le titre le suggère erronément, le héros Tête de Vis.


En parlant de vice, justement il y en a un. Si le traitement graphique est superbe, l’ensemble pourrait manquer de cohérence ou sembler inégal pour l’aficionado et le néophyte.

Il ne faut pas s’y tromper ; le livre est à voir comme un point d’entrée pour ceux qui ne connaissent pas l’auteur et surtout les plus jeunes. Vous voyez, c’est le genre d’histoire que l’on peut raconter à nos chères têtes blondes/brunes/rousses/chauves/autres au coin d’un feu par une nuit de pleine lune sans trop les traumatiser, mais assez pour les faire frissonner.


D’ailleurs sa propre fille Katie Mignola, âgée à l’époque de 7ans (ouais), a été créditée en tant que co-scénariste pour l’une des histoires ; histoire qui a, par ailleurs et pour la petite anecdote, reçu pas moins que l’Eisner Award de la meilleure histoire courte en 2003 (Le magicien et le serpent).

À sa lecture, l’on entend l’innocence de l’enfance, l’aventure, le rêve, l’étrange, sans oublier une petite dose d’humour et de légèreté. Les inconditionnels de l’auteur et les doux rêveurs apprécieront. 

C’est disponible à peu près partout, c’est édité aux éditions Delcourt pour la version frenchie ou chez Norma Editorial pour la version espagnole.


Pour résumer et comme dirait Peter Pan, un dessin qui fait mouche avec des histoires atypiques et tout en poésie. Un agent bariolé ? Un sorcier déjanté ? Un guerrier perdu en terre onirique ? Tentez l’expérience.



lundi, mai 04, 2015

Breach de Marcos Martin et Bob Harras

80’s, Reagan est au pouvoir, Madonna se trémousse à « oualpé » dans Playboy et le programme Starwars bat son plein. Manque de bol, c’est aussi l’époque de la guerre froide où les Américains et les Soviétiques s’adonnent à leurs sports favoris : la course à l’armement et l’avancée scientifique. Bref comme on dit par chez nous : « À celui qui a la plus grosse », thème on ne peut plus machiste.

Le Major Zanettiest, un militaire pur jus bien patriote comme il faut mais pas trop, père de famille et qui opère, en plus, en tant qu’un des responsables d’une expérience militaro-scientifique assez foireuse ; d’ailleurs le jour J, suite à un problème technique, tout part en couille et presque tout le monde périt dans l’expérience (badaboum).

Unique survivant, et après un coma d’une bonne vingtaine d’années le coupant du monde, il se réveille enfermé dans un caisson, où il apprendra qu’il a perdu non seulement sa femme, son fils, ses amis, son chien, son chat, ses poils, une décoloration, un mal de tête de chien, une bonne déprime mais aussi sa propre identité lors du cataclysme (yeahhh) ; bon, tout n’est pas super noir non plus, il a tout de même gagné au change un super pouvoir qui tuera malheureusement tous ceux qui l’approchent, le condamnant à une solitude certaine… Oui bon, c’est pas la fête. ;)



Isolé, manipulé et dépossédé d’une partie de sa propre humanité, il cherchera à se reconstruire mais c’est sans compter sur de terribles pertes de mémoire et les étranges créatures cauchemardesques qui font fi des humains sur leur passage…

Initialement la saga avait été commandée par DC Comics pour refaire le reboot de Captain Atom et relancer la saga du même nom, parce que bon restons sérieux, PERSONNE ne connait Captain Atom !!! (si si, j’insiste, personne). Mais pour une raison obscure ($$$) et surement parsemée de droits d’auteur, le projet fut sabordé. Du coup, comme le scénario était déjà sous le coude et pas bancal, il n’en fallait pas plus pour que le récit soit adapté et publié. Bonne idée leur en a pris car l’on est loin des histoires à la moralité patriotique déversée par la culture US (ouf !).

L’histoire commence de manière classique avec une tragédie, un accident et une menace à affronter. Bien loin de cette trame conventionnelle, les auteurs nous abreuvent ici d’une histoire beaucoup plus savoureuse, humaine et complexe. Au-delà de la lutte entre le bien et le mal, le personnage principal est vraiment fascinant : un héros torturé, tragique, puissant et qui se voit lui-même en tant qu’une menace.

Dès les premières cases, on sent que l’on a des personnages consistants, avec une vraie épaisseur ; les auteurs arrivent à imprégner un rythme assez particulier loin de ceux où l’on peut rencontrer de l’esbroufe en slip rouge et des canons manichéens du super-héros.



Il faut dire que la dream-team aux commandes de cette saga de deux volumes est composée de Bob Harras pour le scénario, un gars qui a visiblement bien bourlingué dans le monde des comics US, et au dessin Marcos Martin, un autre gars super talentueux qui a déjà reçu le prix Will Eisner en 2012 parce qu’il dessine trop bien. Je ne serais pas exhaustif si je ne mentionnais pas le travail d’ancrage d’Alvaro Lopez et la mise en couleur par les studios « Javier Rodriguez ».




Au niveau du visuel, Marcos Martin fournit un travail dantesque parsemé d’une certaine frénésie impactant jusqu’à la découpe des dessins elle-même. Bref, du tout bon.



Se terminant par un cliffhanger de haut-niveau, cet intégral de plus de 250 pages en deux volumes est malheureusement inédit en français mais disponible en anglais aux éditions DC Comics et en espagnol chez ECC. Perso, je vous le conseille.

En conclusion, Bob Harras, Marcos Martin, Breach : clairement un cocktail explosif qui nous livre une fable servie par un trait dynamique au style défoulatoire et d’une efficacité brute. À conseiller aux amateurs du genre.















samedi, mai 02, 2015

Edito


Suite au changement de la ligne éditoriale de certaines maisons d’édition (aaargh) qui sont devenues un peu plus pingres à cause du cout du papier, l’écologie, les versions électroniques, le cloud et tout ça… et aussi à une certaine inertie qui m’est totalement induite (Oui oui, je fais toujours tout et rien à la fois, c’est un art ! Un jour je vous en ferai une démo.), du coup c’est un agenda littéraire assez amoindri qui est proposé (ah les fourbes).

Mais qu’à cela ne tienne, j’ai plusieurs cordes à mon harpe ; non pas que je sois réfractaire à la technologie mais j’ai toujours trouvé, dans tous les cas pour l’instant, que la bd n’a pas encore trouvé sa forme. Entendez-moi bien, le format électronique permet beaucoup plus qu’une simple retranscription de la version papier en version « écran » et c’est là qu’est l’os, car pour l’instant, c’est juste du copy/paste et n’apporte pas grand-chose, voire on lui retire même certaines de ses lettres de noblesse (Déjà je n’ai plus le plaisir de sentir le frottement du papier au bout de mes mimines de princesse, ça me fait tout bizarre, pas vous ?).

Bref et pour faire court, les bd en version électronique c’est assez middle, et seule une certaine population de critiques pourra y avoir droit en avant-première histoire d’écrire une petite bafouille (traduction : ceux qui font des gentilles critiques uniquement)…

Du coup je me pose la question : quel est le rôle d’un critique si ce n’est plus de critiquer ? Sur ce je n’ai qu’un seul mot à dire : « Prout » !

Ouf ça va mieux, on peut passer à la suite.

jeudi, mars 26, 2015

Le Blog et la suite ? ...

Le design du site continue tout doucement. Et voici encore les point encore à rajouter avant d'enviager une mise en production et un début de migration de overblog vers blogger.

  • valider les liens twitter
  • facebook --> DONE
  • rss --> DONE
  • Definir l'url final du site
  • METADATA
  • Rajouter une section : lecture en cours --> DONE
  • Comment rajouter des "notes" ? 
  • redimensionner la taille des images dans les articles

dimanche, mars 22, 2015

All you need is kill de Hiroshi Sakurazaka

Kikou à tous, voici le roman qui a inspiré le film avec Tom Cruise : "Edge of Tomorrow". Je précise qu'il a inspiré car le film ne reprend que l'idée principale du roman que l'on a mijoté à la sauce ricaine pour les yeux du public (oui je t'aime toi).

Roman Japonais s'il en est , l'auteur Hiroshi Sakurazaka a un style d'écriture assez réactif et descriptif.

L'histoire commence avec celle de Keijy Kiriya , jeune recrue qui va partir au combat contre les mimics , genre de crapaud extra-terrestre venu nous botter les fesses. Équipé d'une armure biomécanique du plus bel effet, il s'en va-t-en guerre avec tous ses amis soldats sauf qu'il extermine un mimic "spécial" qui va l’entraîner dans une boucle temporelle le forçant à revivre les mêmes journées ad-vitam aeternam jusqu'à son prochain décès inopiné.

Au début, impuissant, révolté, et même au bord du suicide (qu'il testera histoire de voir si la boucle se termine), il prendra finalement le taureau par les cornes, en révolte envers cette destinée sans issue ,en devenant une vraie machine de guerre apprenant de ses propres erreurs ... et ce jusqu'à sa rencontre avec Rita Vrataski, fer de lance de l'armée et guerrière émérite, qui va briser sa solitude et chambouler tous ses plans!

Découpé en 4 gros chapitre, intelligemment écrit et avec un style facile directement inspiré du monde manga; l'histoire souffre à mon avis de personnages un poil trop stéréotypés (la mécanicienne , ex-ingénieur, à lunettes où le meilleur pote qui est toujours là pour vous protéger) , mais n'oublions pas que l'auteur est Japonais et exprime d'ailleurs dans la préface, qu'il a puisé son inspiration dans le monde vidéo-ludique et comics nippons.

Hormis ce détail, l'histoire est bien foutue , nous montre quelques bribes poétique sur le Japon , ses traditions , le sens de la vie; et est assez intéressante pour nous emporter vers les pages suivantes. Et ce sans compter un dénouement assez sombre mais qui plaira aux puristes.

"All you need is kill" est un roman aux antipodes du film , original et destiné aux amoureux de SF légère. Pas le bouquin de l'année non plus hein, mais tout de même assez bon pour rester dans votre classement quelques temps.



Quant au manga lui-même, graphiquement il a l'air très bien mais je ne saurais vous en dire plus pour l'instant car pas lu ^^

Concernant le film, moi j'ai beaucoup aimé :)

PS : A noter que le roman ne mérite pas cette couverture ridicule qui risque d'ailleurs d'en faire fuir plus d'un au détriment du roman lui-même.

mercredi, mars 18, 2015

Disney vs Dali

Quand Walt Disney rencontre Salvatore Dali , cela donne ceci ... la moustache en moins mais les oreilles de souris en plus :).

Le Festin (2014) de chez Disney

Découvrez le court-métrage Disney Le Festin (ou Feast en V.O.) diffusé dans les salles en première partie du film d'animation Les Nouveaux Héros (BIG HERO 6).

Simple, beau ... comme d'hab .... Rhaaaa c'est pas des crevards de l'imagination, assurément.



dimanche, mars 15, 2015

Un Cancer et alors ? de Caroline Cotinaux

Un cancer et alors ? un livre écrit par Caroline Cotinaux au édition du Rocher (en chocolat?) et qui, comme son nom ne l'indique pas, est en quelque sorte un succédané de conseils si d'avance vous êtes (ou serez , ou êtes) confronté au cancer du sein ...

Alors oui c'est pour les nanas qui ont des "néné" mais pas que, car toi aussi Homme, ce bouquin peu peut-être t'intéressé (je dis bien p-e ^^); mais c'est surtout pour les filles.

Ecrit sur un ton nonchalant genre bonne copine, l'auteur nous raconte, à travers son expérience cancérigène , ce qu'elle à vécue; Caroline partage avec le lecteurs quelques trucs & astuces basée sur sa propre expérience si d'avance vous y êtes confronté(e) ce que je ne vous souhaite évidemment pas.

En somme , une aide où un préambule qui pourra vous aider à mieux comprendre cette maladie (même s'il faut l'avouer la réflexion se fera quand vous y serez dedans)

Agréable à lire sans pour autant en faire une révolution sur le sujet, mais le livre à surtout le mérite d'exister et peut-être vu comme une aide supplémentaire à ce qui vous sera proposer.

Seul bémol à mon goût (surement du à la sensibilité de mes "cojones"), les dernières parties du bouquins m'ont parues fastidieuse et inutile, limite hors sujet et ce, même en ayant lu le bouquin en direct-live de Bali (sic!)






mardi, février 24, 2015

Fabien et ses copains de Dara Nabati

80 pages, couverture souple, en couleurs et pour 9€... Let’s go!

« Fabien » est un jeune renard complètement déjanté qui ne pense qu’à faire les 400 coups jusqu’au jour où, histoire de rire un peu, il se suicide au grand dam de ses amis. Dès le départ, ses copains pensent que ce n’est qu’un canular de mauvais goût sauf que peut-être que non... ou pas. C’est ainsi que commence l’histoire de « Fabien et ses copains », un recueil de moments de vie et surtout une galerie de personnages stéréotypés. Et histoire d’être complet, c’est édité chez Short Édition et illustré par Dara Nabati, un jeune auteur de 22 ans.

Short Édition, c’est qui ? C’est une petite et jeune boite d’édition qui met à l’étrier des auteurs en devenir et qui ont un certain potentiel. Leur mantra ? Des récits courts, rapides. Soutenus par une ligne éditoriale des plus pluriels, ils couvrent aussi bien du slam, de la courte nouvelle, en passant par la poésie, l’essai ou la bd. Et histoire de mettre les petits plats dans les gros et de maximiser la promotion et la visibilité des ouvrages, ils publient sur tous les supports existants : que ce soit en audio, le classique papier ou en numérique (on me souffle qu’ils envisagent peut-être la gravure au silex et le morse... des dingues je vous dis).

Mais, et la bd dans tout cela ? Relax j’y viens.
Dara Nabati nous sert ici une petite compil de moments de vie. C’est joliment illustré avec un style accrocheur sans casser la baraque ; il faut dire que l’ami Dara a un style simple et visuellement efficace et il n’en faut pas plus dans ce cas-ci.

Chapitré en de courtes histoires, on suit quelques anecdotes et tranches de vie des personnages principaux, que ce soit le renard Fabien ou l’un de ses amis. Triste et amer à la fois, c’est graphiquement très tendance blog et le nombre de cases se compte sur le bout des doigts. Du coup c’est court, bref et direct to-the-point comme dirait Iggy Pop.

Le scénario... wait quel scénario ? C’est là qu’est l’os en fait. Si on prend le livre dans son ensemble, ça nous donne une histoire par épisode dont la ligne directrice est trop ténue, et donc on a du mal à accrocher à l’histoire ou à avoir de l’empathie pour les différents personnages (même si j’ai bien
aimé Marius le pingouin qui ne dit que « kwah »)... Bref cela manque de piquant dans le potage et l’ensemble en devient assez insipide.

Alors la question est : « C’est pour quel lectorat ? » Bonne question ma p’tite dame car ma fille et moi-même on n’a pas accroché du tout alors que l’on est fondamentalement dans des tranches d’âge diamétralement opposées. La faute à mon avis est due à sa « présentation » et je pense que « Fabien et ses copains » aurait plus sa place dans une revue hebdomadaire, épisodique que dans un livre présenté comme un récit.

Une expérience mi-figue mi-raisin mais avec un auteur au style intéressant et très vivant.

PS: Finalement, on ne se rend compte que l’on est mort que de son vivant... non ?






dimanche, février 22, 2015

Eric Herenguel sexe & pose

Ceux qui me connaisse savent que j'aime bien Eric Herenguel où plutôt son style de dessin ; qui est pour moi un mélange entre mi-ange mi-demon parsemé de folie dansante. Et devinez justement qui vient traîner ces guêtres dans les parages ?

Dans le cadre de la promotion de son dernier album et histoire de profiter d'un éclairage nouveau, une exposition est ouverte à la Galerie Bruxelles-Paris.


Le récit en question ? Plutôt Ulysse version reboot 1781 avec au scénario Xavier Dorrison qui n'est pas des moindres.

Vous pourrez y admirer son travail sur le cadrage, la dynamique sur le mouvement sans oublier le travail sur les expression et les ombres et couleurs.

C'est du beau , c'est joli, et c'est du "a voir" tant qu'il est là. D'aileurs c'est "openbar" depuis le 19 Fevrier et ce jusqu'au 20 Mars.

Et si comme moi vous n'êtes pas riche, vous pourrez au moins contempler le prix des planches et toiles qui sont à la vente pour l'occasion (qui tourne autour des 950€ ... ouais ... tout de même)






MAUS d’Art Spiegelman

Quand histoire , culture et bd s'allie .

Grosse brique, gros bouquin, dessin monochromatique et peu entreprenant, avec des animaux en guise de personnages et, pour couronner le tout, un sujet super déprimant et rébarbatif (la 2e guerre mondiale, youpiii) … bref ce bouquin avait déjà tous les éléments pour que je prenne mes tongs à mon cou.

À force de reporter le problème, il fallait bien un jour y plonger. Chose faite puisqu’après un passage à ma bibliothèque communale et avec le même air nonchalant qui me caractérise, je me suis dit « pourquoi pas ». Oui je sais, vous allez encore me rabâcher les oreilles en me rappelant que j’ai des piles (véridique) de bd et de romans qui s’entassent et que j’ai pas mal de retard dans mes rédactions, mais qui aime bien châtie bien. Bref, bien m’en a pris car, quelle surprise !!!!

Ce n’est pas souvent que je commence une critique par sa conclusion, mais ce livre est une vraie découverte, une petite perle qu’il est en mon devoir de partager avec vous tellement c’est bien.

Alors « non ! » je n’ai pas l’intention d’écrire une énième critique sur ce livre quoique « si ! » en fait ; pas par chauvinisme ni par amour de l’écriture mais tant qu’à faire les choses bien, autant le faire à fond ! Et puis ce livre mérite que l’on s’échine un peu pour en parler.

Soyons brefs et efficaces si vous le voulez bien. Maus, ce sont deux histoires en une qui s'enchevêtrent (c’est l’effet kiss-cool).
  • Celle d’Art Spiegelman, dessinateur underground, qui a décidé de retranscrire sous forme de bande dessinée l’histoire de Vladeck, son père, survivant d’Auschwitz… Le problème (et de taille) ; son père est un vieux râleur borné comme on n’en fait plus et ça ne va pas être de la tarte de lui soutirer les vers (pilés) du nez… Dialogue de sourds, deux mondes diamétralement opposés qui essayent de communiquer. ​ 
  • La deuxième histoire c’est celle de Vladeck et sa famille, juive et polonaise de surcroit qui, en pleine déportation, vont se voir happés par les véhémences xénophobes de l’Allemagne d’antan et son idéologie. Et pour survivre, il faudra faire des compromis voire même limite collaborer. Mais que n’est-on pas capable de faire dans de telles circonstances pour protéger les siens et par amour, alors que l’on côtoie en permanence des atrocités où se mélangent la haine et la peur ? ​ 
Bien plus qu’une simple bande dessinée, Art Spiegelman raconte avec une certaine élégance l’histoire biographique de son père tout en mettant en abîme la relation conflictuelle qu’il a eue avec ce dernier, ainsi que la conception du livre.



Sans pour autant l’édulcorer (et pourtant cela aurait été bien facile), l’auteur arrive à nous délivrer une histoire tendre, émouvante voire comique malgré le sérieux du sujet ; grâce notamment à des dialogues d’une sincérité ébouriffante, une construction originale et l’utilisation des races animales pour représenter la nationalité des personnages (la souris pour les Juifs, les Allemands sont représentés par des chats, des cochons pour les Polonais, etc.) qui est en fait une référence directe à la propagande allemande qui utilisait le zoomorphisme pour véhiculer certains de leurs messages.

Une approche donc de la thématique de la Shoah, de la déportation, du racisme, etc. sous un aspect diamétralement différent qui permet d’avoir une vue plus humaine, didactique, sans faire de jugement ni s’apitoyer sur le sort des uns et des autres à l’instar des différents reportages que l’on nous montre et qui ont souvent une optique assez « nazi –arde » et donc, manichéenne.

D’ailleurs c’est grâce à ce livre qu’Art Spiegelman n’a pas dû se recycler en tant que danseuse de French cancan (merci pour nous) mais est devenu en quelque sorte un « people » du monde underground, un mythe sur pattes de la bd moderne, et qu’en plus il a reçu pas moins que le prix Pulitzer…

Visuellement le dessin, en noir et blanc, reste simple et basique, avec des personnages tout en ambigüité (ici pas de good guys ni de bad guys) et ayant une vraie portée artistique et poétique en lien avec les dialogues. Maus est donc une vraie invitation, agréable à lire, bouleversante et intelligemment construite, avec un rythme soutenu, ce qui fait qu’elle en devient presque incontournable.




En tournant la dernière page et au-delà du vrai coup de cœur (au cas où vous ne l’auriez toujours pas compris), j’ai vraiment eu l’impression que ce livre devrait être dans la liste des livres « recommandés » dans les instituts scolaires et chez tout le monde en fait… même si j’avoue que le bouquin est un poil trop volumineux avec ses 400 pages et qu’il faudra le lire en plusieurs parties.

Au final, clairement un must, à lire au moins une fois dans sa vie même si comme moi ce n’est pas votre tasse de thé.






vendredi, février 13, 2015

Tony Ironman Stark ressort du placard

Les éditions Artège rééditent la BD Tony Stark, de Jean VAN HAMME et Edouard AIDANS et ça , c'est une bonne nouvelle.

Jean "XIII" Van Hamme sera crédité pour l'occaz' même pour les premiers épisodes, ce qui ne fut pas le cas à l'époque des premières éditions ce qui créa , notamment un froid entre le père de Thorgal et celui de Bernard Prince.

L'histoire aidant (Aidant, Aidans... non?) , une bonne poignée de main , une bière des chips et le besoin de se refaire une coupe, un accord a été trouvé pour notre plus grand plaisir.


C'est chez Artège, c'est pour bientôt et c'est vraiment bien :)



lundi, février 02, 2015

Fantastic 4 : Reboooot

Fantastic Four ou les 4 fantastiques, une série initiatrice ou 4 humains "banal" deviennent des supers-héros dans laquelle tout en chacun pouvait s'identifier à l'époque (après les histoires en on fait autre choses mais l'idée principale c'était cela).
Et bien un reboot est lancé et c'est pour genre pas dans longtemps que même que je suis en retard car je viens de découvrir le trailer. 
Alors je vous laisse "mater" et rdv sur les écrans pour le judgement day :)




Et pour le plaisir des yeux, je vous balance le trailer du tout premier :).



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