mardi, décembre 16, 2014

Alien Salvation de Gibbons & Mignolia


J’ai sous la main une petite B.D. de derrière les fagots puisque ce n’est pas moins que la version collector et limitée à 400 exemplaires d’Alien Salvation de Dave Gibbons et Mike Mignola.

Dave Gibbons (à ne pas confondre avec Dave Stewart du groupe new wave/age Eurythmics), c’est un écrivain qui a déjà pas mal baroudé avec son pote Alan Moore et dans l’univers des comics. Mike Mignola, lui, on ne va pas trop le présenter mais c’est le papa de Hellboy principalement, trois films et tout un univers rempli de mythes & légendes ; mais voilà, avant Hellboy il y avait autre chose et c’est là qu’on rentre dans le vif du sujet et que l’on part en pleine introspection. À l’époque où les deux lascars se sont rencontrés, ils voulaient faire un projet ensemble. Et comme en plus le film de Ridley Scott avait le vent en poupe, le sujet était déjà trouvé.

Alien  vous connaissez, non ? Mais siiii, 1979, un vaisseau, un gars qui accouche douloureusement d’une créature à la bouche phallique et j’en passe… pour ceux qui ne connaissent pas (honte à vous), le film en lui-même est un film genre survival-SF-horreur et raconte l’histoire de l’équipage du vaisseau spatial NOSTROMO qui se voient décongelés de leur hibernation pour cause de rescousse de la veuve et l’orphelin sur une base minière abandonnée. Après investigation, ils découvrent que presque tout le monde, ils sont morts de chez morts, sauf une gamine qui a des gènes de Bruce Willis. Manque de bol (comme toujours), la cause n’est pas naturelle mais plutôt la cause de plein de vilains monstres très laids, visqueux et bien baveux qui ne leur veulent pas du bien ou qui aimeraient bien s’accoupler avec, c’est tout dire ; pour le reste allez voir le film. Bref, ça c’est pour la base principale du film, et notre bouquin va s’en servir pour ne garder que l’ambiance et ces vilains Aliens évidemment. :)


L’histoire du bouquin ? Le vaisseau NOVA MARU retourne sur terre avec sa cargaison chargée jusqu’à la gueule de boites de crabe et de sushis avariés sauf qu’en plein vol, une avarie va faire tout foirer et « patatras », voilà que c’est déjà la catastrophe. Le capitaine du vaisseau, pas con, prend Slivek, le cuistot, avec lui et se barre avec l’unique capsule de secours sur la plus proche planète et zut pour les autres qu’on abandonne lâchement.

Sauvé oui, mais pas pour longtemps puisque la planète où la capsule de secours s’est écrasée est du genre assez sauvage ; et si c’était déjà pas assez la foire, le NOVA MARU va justement s’y écraser aussi pour y décharger sa cargaison de boites de crabe… ah non tiens, c’est pas du crabe, c’est des Aliens… Damned, vous voulez dire que la compagnie pour laquelle ils travaillent voulait ramener de l’Alien sur terre pour en faire une arme biologique et se faire plein de sous ? Noooooon, jamais. On n’est pas comme ça nous. Du coup, Slivek, super croyant avec Jésus et tout ça, va devenir un peu fou et va voir dans les Aliens, des démons de l’enfer. Le capitaine, lui, mentalement, a déjà lâché les amarres et est parti faire des crêpes. Culpabilité ? Recherche de la rédemption ? Perso je prends mes jambes à mon coup.

Dans un graphisme entre « le Cycle des Epées » et « Hellboy », Mike Mignola nous offre un dessin saupoudré d’aplat sombre faisant déjà référence à son style si connu. C’est très beau, obscur, rempli de symbolisme et s’accorde fidèlement à cette ambiance froide et si mortelle. Personnellement c’est une période graphique plus « intéressante » à mon gout, du dessinateur.


Dave Gibbons, comme d’habitude, nous offre ici un scénario introspectif, empli de psychanalyse et de questionnement où se mélangent religion et peur. Un style narratif lent, réfléchi et macabre pour ce bouquin pas mal du tout qui nous montre jusqu’où la foi et la folie peuvent aller dans des situations extrêmes. Le tout est sans prétention puisque les auteurs eux-mêmes avouent dans un excellent aparté qui se trouve dans le bouquin, que leur but était de s’en mettre plein les fouilles.

Édition collector oblige, l’objet est super beau et d’excellente facture, même pour votre portefeuille, car malgré le fait que ce soit un truc tiré à 400 exemplaires chez WETTA, il est encore trouvable pour pas cher du tout (genre 10-15€) dans les bonnes librairies évidemment ou même dans certains e-shops. Certains vous diront que le nombre de pages est plus que léger et en aurait mérité quelques unes en plus, histoire de plonger encore plus dans la folie et les états d’âme des personnages mais l’histoire en vaut la peine malgré ce petit défaut.

La version normal quant à elle est nickel et n'a pas honte par rapport à la version collector. D'ailleurs quelques photos valent mieux qu'un (trop) long discours.

Seul regret ? Que l'édition collector ne soit limitée qu'à 400 exemplaires ... mais cela on n'y peut rien. Une très bonne lecture avant d'aller se coucher.











lundi, décembre 15, 2014

Elric à la plage


Une news à prendre avec des pincettes mais en tenant compte du succès de Games of Thrones et Walking Dead, c'est de l'ordre du méga-possible.

Suite au succès de la BD Elric, la chaine américaine AMC (qui produit par ailleurs Walking Dead) est en train d'adapter la saga de Michael Moorcock : Elric, et ce pour le petit écran.

A suivre mais j'en salive d'avance :)

vendredi, décembre 12, 2014

SOS Météo (les aventures de Philip et Francis) Baral et Veys

Les fêtes de fin d'année approchent et les rotules des imprimeurs tournent à plein régime ; saviez-vous que 70% des publications annuelles se font en cette fin d'année ? Préparez-vous car entre intégral, compil, nouveauté et opportunisme, vous n’aurez que l’embarras du choix et c’est là que j’interviens, histoire de vous aider un peu dans vos achats (youpiii).
Cela tombe super bien car voici notamment le 3e opus de la saga de « Philip et Francis », les jumeaux parodiques de la série « Blake et Mortimer » de feu Edgar P. Jacobs.

Le professeur Philip Mortimer et le capitaine Francis Blake sont amis depuis Mathusalem et forment un tandem des plus efficaces en terre d’Albion contre les menaces extérieures. Mortimer, savant génial et complètement allumé, a un caractère genre crème des crèmes, super gentil à l’extrême… limite simplet si vous voyez ce que je veux dire. Le capitaine Blake, lui, est genre militaire jean-foutre glandeur professionnel et un gros Tanguy qui vit encore chez sa maman.
D’ailleurs le voilà qui débarque chez Philip Mortimer suite à une dispute avec sa maman sauf que là, ça a bien clashé et il rapplique avec ses valises et tout le ramdam. Philip est contraint mais en son for intérieur, il en a marre de chez marre et aimerait bien qu’on lui greffe une bonne grosse paire, histoire qu’il puisse s’imposer et dire « non » une fois pour toutes à tout ce qu’il n’a pas envie de faire. Qu’à cela ne tienne ; direction son labo, histoire de se préparer un bon cocktail à base de Whisky écossais, de testostérone, de couille de singe et de la bonne graine de crevard.
Succès presque atteint sauf que le dosage n’est pas bon et au lieu de créer une potion testostéronée qui va faire pousser les poils, le voilà avec une potion qui dédouble sa personnalité genre Dr Jeckyll et Mr Hyde… et quand il est en Mr Hyde, c’est sa partie noire et obscure qui le révèle en tant que super vilain.
Déjà qu’avec le Colonel Olrik ce n’était pas coton mais si en plus, la Grande Bretagne a un deuxième super méchant-vilain-encore-plus, ce n’est pas gagné. Unis pour le meilleur et surtout pour le pire, ils vont concocter un plan machiavélique qui aura de quoi faire trembler la reine mère elle-même.

Marketing oblige, ce numéro sort presque en même temps que SOS Météore, série éponyme des vrais Blake & Mortimer. Pierre Veys et Nicolas Barral, les auteurs, nous pondent ici un 3e volet à leur saga que l’on sent tout de même fait à la va-vite et sans grande inspiration ; on tourne trop en rond et l’humour fait beaucoup moins mouche.
Visuellement, les traits, au fil des pages, deviennent lourds voire pâteux et beaucoup moins fins que dans les précédents épisodes ; l’humour n’est pas en reste puisque l’humour so british caractéristique des deux précédents épisodes, et saupoudré de chauvinisme, est moins « comique ». L’histoire quant à elle, manque d’une réelle profondeur et l’on a juste une tranche de vie des héros parsemée de private jokes et de clins d’œil à Orange Mécanique, Churchill et à l’après-guerre.
Alors oui je pourrais dire que j’ai raté un truc, je suis méchant, je n’ai pas d’humour… j’ai relu 3 fois le bouquin et rien n’y fait ; en comparaison avec les épisodes précédents, celui-ci est nettement moins inspiré et l’unique chose que l’on peut souhaiter serait que la suite soit plus à la hauteur des exigences des héros et nous décrispe plus vertement la mâchoire.
Au final, un album juste passable et moyennement divertissant que l’on conseillera surtout à ceux qui ont la collectionnite aigüe ou ceux qui suivent la série. Quoi qu’il en soit, une chose est sûre ; si vous êtes arrivé jusqu’à ces lignes, je n’ai qu’une chose à vous dire et à vous conseiller : plongez sur les deux premiers volets, vous en aurez pour votre argent :)



dimanche, décembre 07, 2014

La révolution des pinceaux de Busquet & Mejan

Paris, une vieille France alternative, époque Charles Dumas, avec tutu rose, collants et barbiche. Ambiance cape & épée. Direction la commedia dell’arte. Rideau !

Philippe et Gaston sont deux gars sympas qui travaillent dans le monde bariolé de la bande dessinée. L’un est nègre pour une série à succès « Le vengeur écarlate », l’autre travaille dans le monde de l’édition, mais tous deux sont logés à la même enseigne : fauchés, mal payés, exploités et pressés comme des citrons par leurs employeurs qui ne pensent qu’à maximiser leurs gains (et qui ne voient que l’aspect pécuniaire). Ils survivent uniquement grâce à leur amour invétéré pour l’art crayonné et leurs passions pour celui-ci.

Évidemment, malgré ce contexte assez contemporain et d’actualité, certains résistent et s’expriment à leur manière ; comme Dominique, caricaturiste notoire et populaire, qui dénonce à coup de dessins acerbes et pimentés, cette oppression et le dictat ; d’ailleurs il n’y va vraiment pas avec le dos de la truelle envers ses détracteurs.

Et il en payera d’ailleurs le prix fort car malheur à ceux qui se rebellent ou s’écartent du droit chemin dicté par les éditeurs… Tout a un prix, même l’encre.

Sous pression, la famine gronde et le petit monde du dessin illustré sent la moutarde lui monter au nez… Vont-ils se révolter ? Une seule chose est sûre ; la révolution gronde !!! Alors affutez vos pinceaux, fourbissez vos pointes, le duel d’encre et de sang va commencer.

Sous ses 88 pages et sa belle couverture rigide, Pere Mejan & Josep Busquet, duo ibérique et auteurs de l’excellent « Puntos de Experiencias » récidive ici avec « La révolution des pinceaux » sorti aux éditions DIABOLO EDITIONS… Et là je vois vos regards ébahis en vous disant : « Oh, un bouquin en espagnol ! Courage fuyons ! » Eh bien non, car celui-ci est bien dans la langue de Voltaire et ça, c’est complètement nouveau pour cette maison d’édition pure paella qui s’est donné pour mission de promouvoir la bande dessinée espagnole en terre saxonne. « Diantre !!! » me direz-vous. Une mission bien louable car attaquer le marché francophone avec un sujet aussi « chaud » que celui traité dans ce récit est assez couillu comme entrée en matière.

Les auteurs, afin de conter leur histoire, ont achalandé le tout comme une gigantesque pièce de théâtre ; mais personne n’est dupe car sous ses petits airs enfantins, cette bande dessinée aborde courageusement le malaise que beaucoup d’auteurs d’aujourd’hui subissent. Et même si le conflit est placé en pleine époque de Louis XIV mitonné Mai 68, personne n’est dupe ; c’est bien un pamphlet contre les pratiques capitalistes dictées par certaines maisons d’édition que l’on nous propose ici.
Au fil des pages, on nous dévoile l’envers du décor et l’on découvre avec ébahissement une ambiance lourde et ironique. Les maisons d’édition sont clairement présentées comme des royalistes, de vieux conservateurs qui étouffent l’art afin de le « standardiser », le censurer, et au final le sacrifier en tant qu’expression sur l’autel du profit (sic !).

Autant dire que le message est louable et le fait de replacer l’histoire chez M&Ms (Molière et Molaire) permet de dédramatiser l’histoire et rend le récit plus théâtral et accessible. Le sujet n’en est pas moins noir de café dans cette lutte des classes entre les partisans de la révolution et les « royalistes » au détriment de l’individu ; d’autant plus que la crédulité des auteurs est aussi sincère que naïve dans un monde où l’on ne fait que rarement ce que l’on a envie, et encore moins du côté artistique.

Le trait de Pere Mejan s’acclimate sans difficulté dans cette étrange époque et a un certain charme ; il insuffle un souffle inspiré aux différents personnages grâce à de petites touches sarcastiques et tragiques parcimonieusement dosées. On sent vraiment un trait dynamique même si le style graphique si caractéristique du dessinateur (mélange de gribouillis contrôlé ^^) risque de faire déchanter certains lecteurs.

Tous cela est bien gentil mais je sens que vous attendez que je vous donne mon avis sur le livre, alors crevons l’abcès : est-ce que c’est bien ? Est-ce que le bouquin en vaut la peine ? Eh bien, les amis, j’avoue que c’est assez moyen en fait. Autant le fond est bon, le dessin aussi est bon… mais alors où est la couille ? Dans le potage pardi !
Le fait de placer le récit dans une période Louis XIV fait que la sauce a du mal à prendre et j’ai vraiment eu toutes les peines du monde à y rentrer et j’ai sûrement dû y perdre quelques pinceaux au passage.

À peine remis de mes courbatures et si d’aventure vous aussi survivez à cette étape, vous arriverez à la plus grosse écuelle du livre… sa traduction ! Une bonne traduction est super importante et notamment avec les tournures de phrase. Malheureusement celle-ci bat des pieds et souffre d’une retranscription beaucoup trop littéraire, qui fait que les gags et private jokes tombent dans l’abime de l’oubli ; l’on sent même lors de certains passages, que l’on passe à côté de quelque chose. Du coup l’on se retrouve circonspect avec un book qui a un petit air d’inachevé.

En deux mots, « la révolution des pinceaux » ne sera pas, à mon sens, une révolution sur nos terres, mais plutôt destinée spécialement aux aficionados des auteurs émérites, de leurs détracteurs et évidemment à tous ceux sensibles à ce sujet.

Scaramouche, sauve-toi si tu le peux !












lundi, novembre 03, 2014

Le passager d'Istanbul de Joseph Kanon

Istanbul la métropole, centre d'échange commercial et culturel et point d'encrage entre la Méditérranée méridionale et orientale. Nous sommes juste à l'après-guerre genre 1945 et Leon Bauer est importateur de tabac; mais derrière cette façade il travaille pour le consulat Américain en tant qu'espion ad-interim et passeur de réfugiés juifs vers la Palestine depuis pas mal de temps, et il s'en sort pas trop mal. Mais sa dernière mission, la der-des-der, tourne au cauchemard quand son "colis" s'avère être un criminel ayant travaillé pour les nazis. Et beaucoup de gens le feraient bien taire.Trahisons, double jeux, et morale douteuse , voilà ce que Joseph Kanon nous à mijoté ... à petit feu.

Il m'a fallu recommencer le début du livre par quatre fois (véridique) avant de trouver le bon rythme de lecture; Pas que Joseph Kanon écrive comme une enclume mais c'est juste que mes précédentes lectures étaient plus "rythmées". Et c'est peut-être bien là le noeud du problème, il faut trouver son rythme , un rythme nonchalant. L'ambiance est excessivement bien retranscrite et respire cette ambiance oppressante.

En dehors de cela, l'intrigue est bien amenée et J. Kanon nous offre un sympathique polar d'espionnage malgré qu'il ait eu la main plus que lourde sur les dialogues (un poil de trop , si si) .

Un roman d'espionnage sympa mais sans plus.

Freak of the Week


On vous en avais parlé, en son temps,du projet fou du group métalleux Freak Kitchen qui voulais s'associer à Guardino , un des papa de BlackCat, pour un clip vidéo tout animé;

Tous cela avait germé dans leurs esprits et le projet , une fois bien faisandé, démarré sur KickStarter.

 Et bien bonne nouvelle, l'accouchement est fait! Ils ont donné bas et ce sans avoir eu besoin à la péridurale. Bref, c'est ici en dessous pour le bébé.

 Bravo au parent :)




mercredi, octobre 29, 2014

Avengers 2 - L'Ere d'Ultron : Trailer

La boite à idée MARVEL Studios nous balance un nouveau trailer, 7 MOIS EN AVANCE de la saga Avengers 2 , et qui prépare le terrain pour les épisodes suivants.

La première pierre angulaire du machin était annoncé à travers un épisode des Agents of Shields

Et avec toujours Mark RuffalloChris HemsworthChris Evans et Robert Downey Jr.

Sortie annoncée le 1er Mai 2015 au USA , Avril en Espagne et Juin en France

Bref, c'est toujours finesse et dentelle ... mais on aime cela :)

mardi, octobre 28, 2014

Judge Dredd Superfiend en 2.0





"C'est pas moi, c'est lui!" ; dixit les personnages d'Adi Shankar ... Adi vous vous rappelez ? Mais siiiiii , le teaser du Punisher c'était de lui aussi ; mais pas que celà il a aussi fait Machine Gun Preacher , Killing Them Softly , Dredd (justement) etc...

Du coup , en ce 28 Octobre (heure GMT+1) il nous balance un nouveau projet sur le web et pas un petit : Judge Dredd Superfiend.

Cette web-série animée présente 7 judges ennemies de notre JD adoré, et donc 7 épisodes chacun centré sur l'un des méchants-pa-bô.

Humour crasses, action, baston et grosse cilindrées aux programmes.





lundi, octobre 27, 2014

DoggyBags #5 : Back to Zombie

Plus rugueux que Louca, voici DoggyBag n°5… back to the roots.

Quand mon libraire m’a conseillé la lecture de DoggyBag, j’avoue avoir été assez sceptique vu le style graphique de la bête, surtout que du mort-vivant on en a bouffé des tonnes dernièrement au risque d’avoir une indigestion, et qu’en plus le format en lui-même me laissait assez dubitatif. Du coup j’avais un peu laissé tomber l’affaire pour me concentrer sur des valeurs sûres genre Tintin.

Et puis dans mon subconscient, un DoggyBag ça veut dire ce que ça veut dire non ? C’est des restes de Canigou ? :)

Alors quand, par un détour complètement inattendu auprès de mon libraire, j’apprends qu’un des auteurs du bouquin, Kaninka, est présent en dédicace, je me laisse tenter par l’aventure. L’énergumène, avec ses petits airs de fossoyeur du matin, m’a tout de même fait une forte impression et rien qu’en le regardant, m’a confirmé dans l’idée qu’un dessinateur est du genre à se lever et se coucher tard voire même ne pas trop voir la lumière du jour. Alors si en plus, un des auteurs du « Petit Spirou », Dan (Verlinden) arrive, non pas pour tenir la chandelle mais pour y faire des dédicaces et qu’en sus, Kaninka m’annonce sur ces entrefaites « que ça sent la vieille bite tout à coup » ; j’aime de suite (NDM : je n’ai pas poussé le vice pour vérifier ^^, je vous jure, merci pour moi) , … et là, vous me direz que ça vous fait une belle jambe… ouais je confirme, à moi aussi et pourtant elle n’est pas épilée.

Alors quand on me parle de vieille bite, j’ai l’œil enflammé et j’achète le bouquin (et voilà cher libraire, toi qui me lis, comment attiser le chaland ^^, un bon mot et hop je m’emballe).

V’la pour la petite anecdote du jour, mais je ne vais pas vous raconter toute ma life mais plutôt vous parler du tome 5 de DoggyBag (did’ju) parce que l’air de rien, si vous êtes arrivé jusqu’ici, ce n’est pas pour des queues de cerise.




Première impression, il y a beaucoup à lire et on n’a pas vraiment l'impression d’être devant une bd mais dans un gros fanzine qui a des moyens ou un magazine genre Fluide Glacial ou Spirou en version plus trash tout de même.

Édité sous le label 619 de chez Ankhma, DoggyBag porte super bien son nom et est un concept en tant que tel. En gros, c’est le genre de bouquin que tu lis où tu veux histoire de décompresser. Le concept est simple, des récits complets dessinés par un collectif d’auteurs tout aussi déjanté reprenant à chaque numéro trois histoires qui ne sont pas liées entre elles. Chaque histoire est calibrée format trentaine de pages sur la thématique époque «Reagan » ou « Clint Eastwood » voire « Plan B » d’Ed Woods. En gros, ça reprend l’univers Pulp tendance gauchiste avec une aisance tarantinesque sans pour autant être aussi décomplexé qu’un film de Guy Ritchie dans lequel on aurait allégrement mélangé zombie, hémoglobine livrée en hectolitres, culture underground, ambiance embrumée, roulage de mécanique, mariachi, petite pépète , humour et gros mots.

Mais avant toute chose, parlons de la maquette du bouquin. Les trois histoires sont emballées comme un magazine US avec sa section « courrier des lecteurs », de pub dithyrambique et ses fausses affiches racoleuses ; le tout avec un rendu vieilli qui utilise une charte graphique assez « oldies ». Les histoires sont indépendantes l’une de l’autre mais suivent une thématique commune.

Le tout est supporté par une ligne éditoriale menée par la main de fer et qui garantit des publications assez soutenues (on doit être autour du numéro 6 pour l’instant).

Clairement destiné à un public adulte ou averti, le concept permet de passer d’un univers graphique à un autre grâce justement à ce changement d’auteurs et d’histoires. Et pour le format, il est sympa, se situant entre le gros roman et la bd A4 classique.

Bref voilà pour la partie « emballage » sympa et tutti quanti… mais quid de l’histoire ? Est-ce que cela en vaut la peine ?

On va teaser un peu ; vous voulez le menu du jour ? Eh bien dans ce 5e opus (je précise, il n’y a aucun lien entre chaque numéro hein, c’est juste des « one-shots »), nous avons trois histoires complètement folles ayant pour titres : Death of Nations, Rampage & Trapped.

Death of Nations 
À mon sens le plus réussi graphiquement des trois, tout en restant classique. C’est une histoire ayant pour thème les légendes urbaines ; un groupe de gangsters tout tatoués viennent de braquer une banque. Pourchassés par la police, ils sont contraints de s’enfuir dans les égouts… mais une chose terrible s’y terre. En sortiront-ils indemnes ? Ambiance et cotillons pour cette histoire qui sent bon la fosse septique.

Rampage 
Une histoire en phase avec son époque. C’est l’histoire d’un ex-soldat américain ayant fait la guerre du Vietnam et qui est un peu dérangé… genre beaucoup même à tel point qu’il va sombrer dans une folie pas possible que seule une fin dramatique saura apaiser. Mal-être dérangeant, gros obus et tank en perspective.

Trapped 
La plus intéressante et originale. Dans un future alternatif, la société ricaine a créé des parcs d’attractions un peu spéciaux puisqu’ils permettent à tout un chacun de revivre certains scènes-clés de l’histoire tel que l’assassinat de JFK en jouant le rôle de l’assassin ou de grandes batailles épiques ; du pur mauvais gout ! Qui joue la chair à canon ? Des Zombies affamés pardi ! Tout irait « pour le mieux » si le gardien du parc n’avait pas des vues sur une des visiteuses. Gore, macabre, malsain, ne lui manque qu’une touche de délire pour en faire le titre phare de ce numéro.

Vous avez compris, c’est de la bd de genre dans la grosse veine des séries Z comme on peut retrouver dans certains films d’exploitation.

Mais voulà, ce numéro a les qualités de ses défauts. On est censé être transporté dans des intrigues trash, un brin dérangeantes, et qui frôlent cette folie propre. Et là je n’ai pas été très surpris (je n’ai même pas dû retourner mon slip c’est pour dire) ; les histoires sont trop inégales que ce soit sur le fond ou la forme, et manquent cruellement de profondeur ce qui fait diminuer le plaisir et je n’aime pas quand on diminue mon plaisir. :)

Ne nous égarons pas et ne cherchons pas trop loin. DoggyBag est avant tout un(e) magazine/bd rafraichissant(e) qu’on peut emporter avec soi et lire n’importe où ; que ce soit à 4000m d’altitude en train de faire un free-jump ou coincé dans le métro, moi j’ai trouvé l’endroit idéal… les WC (chacun son truc).

Amateurs de Greenhouse, de films d’exploitation, je suis sûr que vous apprécierez. Quant à moi, je vous dis à très bientôt et je vais m’écouter le dernier album de François Valéry qui fait l’hymne aux zombies, bye bye.






FIGHTING AMERICAN : L'intégrale Joe Simon - Jack Kirby

V'la-ti-as que Les editions Neofelis , déja accoucheur de l'excellent et superbe Flash Gordon d'Al Williamson , nous ressorte un excellent Jack Kirby des années 50-60, avec Fighting America , et en plus en français et en couleur (oui madame).

 Un boulot de scanning de dingue recompilé dans cet opus à couverture souple destiné principalement aux passionnés des auteurs Jack Kirby et Joe Simons.

Attention, il n'y a que 500 exemplaires, c'est 25 boules (hors-frais de porc) et uniquement via le site web des éditeurs. Moi j'ai qu'un seul mot , chapeau bas pour le boulot les filles d'avoir recompilé ce vrai trésor de la BD.

NOTA : Si jamais je l'ai entre les mains, je vous en dirait tous le bien/mal de cette éditions :)




mardi, octobre 14, 2014

☆☆☆ CONCOURS 30 ans de XIII ☆☆☆

Nous vous proposons de participer aux célébrations de l'année anniversaire de XIII en participant à un grand jeu-concours sur le site officiel !

www.treize.com/concours-lannee-xiii-cest-a-vous 

Vous avez jusqu'au 9 novembre pour nous envoyer votre vision de XIII, vos hommages, sous quelque forme que ce soit ! Les 10 meilleures œuvres seront exposées à la Convention le 21/11 et Jean Van Hamme en personne désignera le grand gagnant, qui remportera un week-end pour 2 à Amsterdam.


Magasin Général : Notre Dame des Lacs

Demain soir, c'est à Bruxelles qu'il faut être !

Pour fêter ces 20ans , la librairie Brüssel Anspach et Casterman s'associe un bref instant pour le lancement du dernier tome de Magasin Général : Notre Dame des Lacs.

Alors, rendez-vous dès 18h30 à la librairie-galerie Brüsel-Anspach pour le vernissage en présence des auteurs, Régis Loisel et Jean-Louis Tripp.

http://www.brusel.com/lancement-magasin-general/



dimanche, octobre 12, 2014

Craig Davision revisite le passé

Le dessinateur Craig Davison a peint de fantastique toile en revisitant des thèmes qui lui sont super chères (et à nous aussi) puisque touchant les années 80. Alors , une seule chose à dire ... enjoy!


Thank you for navigating the vast seas of the world wide web and washing up on the digital beach of my little island of art ! Let's quickly get my biography out of the way... Originally from ...

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