samedi, décembre 21, 2013

Une main audacieuse de Liana K.

"Les heures de pointe dans les transports, c'est pour beaucoup une expérience pénible au quotidien. Et que dire de ces journées de grève où l'on se retrouve projeté les uns contre les autres dans la proximité des corps, prisonnier d'une intimité forcée. Les odeurs, les parfums, les peaux qui se frôlent, les mains qui s'évitent... C'est l'expérience que va traverser Célia durant une semaine au contact d'une main experte qui contre toute attente, se faufilera dans des lieux inavoués aux délices vertigineux."

Il fait froid alors histoire de vous réchauffer voilà un court récit érotique d'une soixantaine de pages où l'on suit les désirs érotiques de Celia , jeune femme qui en prenant les transports en commun, s'adonne , entre rêve et réalité, à ses fantasmes.

Une lecture agréable mais au choix de vocabulaire assez partagé (de trash à subtil) et une chute qui laisse un peu sur sa faim (enfin pour moi^^)

jeudi, mai 16, 2013

Trailer : Agent of S.H.I.E.L.D.

Premier trailer pour une série spin-off tirée des Avengers et peut-être (enfin) quelques choses de bien à se mettre sous la dent autour d'un personnage interprété par l'agent Phil Coulson (Clark Gregg) ; on pourra voire comment il va former une équipe d'agents et chercher à gérer des phénomènes étranges ... et la suite bien entendu sur nos petits écrans.
Mon avis que le pilote sera vraiment bien ... on croise le reste du corps pour la suite :)
Wait & C

lundi, mai 13, 2013

Le Sang des Porphyre - Parnotte & Balac

Tel un bon vin , j'aime bien choisir ce qui va tomber dans mon escarcelle (de cheval) ; et ce soir on va causer genre tout de suite même d'une saga qui porte le doux nom du "Sang des Porphyre"; une série qui, l'air de rien, ne paie pas de mine (de crayon ... oui j'ai le jeu de mot facile aujourd'hui) mais qui est franchement bien (ah que c'est moi qui le dis). Je ne reviendrai pas sur le fait que, pour l'instant, j'ai pas beaucoup de temps pour lire des bd vu la quantité de romans et vu que vous vous en cognez super grave du coup, hop on passe fissa à ce qui nous intéresse; ze story!
Exercice on ne peut plus périlleux que de résumer sans trop spoiler 6 bd en one-shot mais mon deuxième prénom c'est "même pas peur" alors brandissons notre brioche et partons à l'assaut.
Justement et afin de situer l'histoire , le Sang des Porphyre c'est quoi ?!
C'est avant tout une saga, un conte familial se passant « kékpar » dans le Nord de la vieille France du XVIIIe siècle. La jeune et jolie Soizik vit et survit grâce au pillage des dépouilles échouées le long des côtes bretonnes lors de naufrages . Ce jour-là, elle trouve un collier qui attise plus que de raison son attention et afin de ne pas partager son butin, elle s'empressera de le cacher. Mais bien mal lui en pris car elle se retrouvera coincée dans une grotte au prise avec les tentacules gluantes d'une Morgaz, genre de pieuvre énorme . Ce n'est que grâce à Gwémon, un jeune adolescent et dernier descendant des Porphyre, qu'elle pourra en réchapper. Chemin faisant, un lien d'amitié naîtra entre ces deux loustics , et Gwémon lui montrera sa propre cache, une cavité perdue au fond des rochers et qui servait de repère à une famille bannie et maudite : les Porphyre ;
L'arrivée inopinée du frère de Gwénom, Konan (ex-bagnard) cherchant querelle, et d'Hermine de Rothéneuf venue de son coté enquêter sur un des naufrages ainsi que la disparition brutale d'une de ses aïeules ne fera qu'alimenter l'intrigue, la conspiration et le terrible héritage sur l'origine de chacun des personnages.




Voilà donc une série en 6 épisodes qui vous emmènera en terre bretonne avec son ambiance et sa romance si bien rendue. Même si j'avoue ne pas être un fervent défenseur du style graphique , j'avoue que celui-ci colle très bien à l'histoire et lui fait même honneur. Les couleurs, quant à ell,es jouent un rôle primordial faisant ressentir le climax et l'embrun qui circule dans l’air typique de la région. Il faut dire que le dessinateur, Joël Parnotte, nous balance des mises-en-scènes composées de paysages, décors et personnages consistants aux visages expressifs bien vivants et marqués par la vie ; le tout secondé par un scénario et une histoire superbement solide et documentée par Balac.


Moultes intrigues vous attendent donc dans cette histoire remplie de rebondissements réalistes, révélations et conflits familiaux qui devraient égayer l'oeil des plus voyeurs d’entre vous.

A noter tout de même un choix de couleurs qui pourrait déconcerter certains d'entre vous lors de votre première lecture (trop orangé par exemple sur certaines scènes mais c'est voulu et vous comprendrez si vous êtes déjà allés dans ces régions).

Saga composée de deux cycles; un premier qui est en fait une quadrilogie sur la famille Porphyre et un second qui est un diptyque qui se concentrera sur Hermines et les liens qui lieront , via des jeux de dupes, la familles des Porphyre avec celle d'Hermine Rothéneuf à travers un huis-clos des plus pittoresque et romanesque dignes des contes de l'époque.

Si comme moi vous aimez les bonnes histoires qui ne se passe pas sur les plages désertiques de Tchernobyl , Le Sang des Porphyre sent bon la houle, la moule et les crêpes au beurre salé et accompagnera très bien votre tisane et vos bains de pieds. Je vous en ressers une tranche où je vous mets le tout ?

vendredi, mai 10, 2013

Les Profs - T14 - Buzz Scolaire

"Suivez le prof d’histoire débutant, le prof de gym sur-vitaminé, la prof de français sexy, le prof de philo blasé et la prof d’anglais peau de vache dans leur croisade contre l’ignorance et le poil dans la main !"

Les années lycées avec sont lots de professeurs atypique comme Gladys la prof d'anglais colérique, le prof de français sadique, celui de gym qu'est le beau gosse et puis bien entendu les élèves tous presque aussi cancres les uns que les autres; voilà le contexte de la série adaptée récemment au cinéma : Les profs.

Difficile de résumer ce genre d'histoire qu'est déjà à son 15e tomes à l'heure où j'écris ces quelques lignes car oui moi je fait mon rebelle, j'ai lu le tome 14!!. On peut dire qu'on peut les lire dans n'importe quel ordre puisque cette sympathique bande dessinée sur le monde scolaire n'a pas de trame ou d'intrigue en soit; c'est une accumulation de gag et sketch sur format A4 (rarement plus) relié dans un volume de +/- 46 pages ; Je peux vous dire que celui-ci ne révolutionnera pas le genre ni le monde mais qui se laissera gentiment lire :)

Gag souvent inégale avec un humour souvent trop contenu et convenu, vous trouverez facilement comme moi qu'ils manquent d'originalités; qu'à cela ne tienne cette bd arrivera tout de même à vous soulever un petit rictus sur votre joue droite d'origine purement britannique à grand renfort de gag souvent lourd. Il faut savoir qu' à la base c'est édité pour les magasines genre Flair & cie qui pullulent dans les salles d'attente des dentistes, noyé entre les articles sur "comment faire un bébé" , "suis-je trop grosse" ou le fatal test pour savoir si serez à tomber par terre à la plage où que l'on vous laissera tomber ; j'avoue que le fait que ce soit dilué en petite dose dans les magasines lui donne une touche sympa mais rassembler le tout dans un tome rend l'ensemble , de part sa qualité inégale et le manque tde profondeur , vite poussif.

En dehors du fait qu'il n'y a pas d'histoire et que ce ne sont que des gags, j'ai lu ce livre sans grande conviction; un dessin moyennement abouti sans être mauvais dans l'ensemble, ce genre de lecture est à mon avis idéal sous sa table de chevet pour ne lire que quelques pages de temps en temps , en vacances etc ...

Je n'ai pas lu les autres mais celui-ci ne cassera pas la baraque et encore moins les trois pattes d'un canard ; faut pas chercher Paolo là ou il n'est pas! Au final, j'ai surtout retenu une impression de tourner en rond avec des gags bof mais une lecture idéale pour perdre du temps (à coté du magasine Gala ou People … un succès en soit vu que l'on est au 15e volume).


A conseiller pour un public plus kids genre en dessous de 12ans et pour ceux qui comme moi, le prendrons pour le lire au bord de plage … et peut-être l'oublier après sa lecture.

lundi, mai 06, 2013

Strange & Fatalis - Mignola & Stern

 Bonjour à toi ô lecteur égaré car malgré les 75 ans de Spirou, année charnière dans laquelle Spirou et Fantasio vont enfin pouvoir nous annoncer qu'ils sont gay et se marier; aujourd'hui on va causer de Dr Strange et Dr Victor Von Fatalis également connu au pays du steak pure boeuf en tant que "Dr Doom". C'est surtout l'occasion d'en parler suite à la réédition chez Panini Espagne et sa découverte "surprise" de l'édition française (un vieux truc de chez Semic) chez mon libraire adoré.
Mike Mignola, avant de nous pondre l'excellente série Hellboy avec son monde si particulier mélangeant mysticisme et légende, avait baroudé pas mal dans des séries one-shot chez Marvel et d'autres éditeurs dont je vous conseille la lecture de l'excellent Cosmic Odyssey et bien entendu ce Dr Strange & Dr Fatalis , avec l'aide indéniable de Roger Stern scénariste Marvel et DC.
Dr Strange et Dr Doom , deux personnages mythiques de l'écurie Marvel dont l'un (Steven Strange) m'a toujours été sous-exploité due au fait que l'on touchait notamment à l'oculte et dans le puritanisme américain c'était un peu compliqué et il faut le dire, les pouvoirs de Strange était un peu incontrôlable ce qui pouvait partir dans des extrêmes à l'instar de Doom qui est puissant mais c'est surtout son intelligence et sa personalité qui le rendre plus contrôlable scénaristiquement.
Selon un rituel ancestral, trois divinités magique ont réunis les mages les plus puissant pour un tournoi afin de déterminer qui aura le titre et les pouvoirs en tant que Sorcier Suprême. Dans listes des présences , entre autres des mages d'origines diverses, évidemment Strange est présent du haut de sa toute puissance et dominant les autres mages de part son talent ... mais le Seigneur Victor Von Fatalis est dans la place aussi. Strange gagnant le tournoi, celui-ci doit accorder un voeu au second du tournoi qui n'est d'autres que le machiavélique Fatalis lui-même; justement le voeu de Fatalis est d'allé au royaume de l'enfer, le royaume de Mephisto sauver sa mère, magicienne dont l'âme a été condamnée suite à un pacte avec l'Enfer et qui sait, en faire sa rédemption.
Fatalis as-t'il fait exprès d'être deuxième au tournoi ? Et s'il avait tous prévu et même des coups d'avance par rapport à l'Enfer lui-même ? Sauront-ils berner l'omni-puissant Mephisto maître de l'Enfer ?



Mike Mignola et Roger Stern nous rendent ici un hommage vibrant au nom des protagonistes principaux. Autant l'histoire est magnifiquement orchestré , autant le style graphique emprunt de mystère , prémice à ce qu'est le style dans Hellboy mais en beaucoup moins sombre et coloré, se prête avec plaisir à ce monde à l'ambiance subtile. Et surtout une psychologies des personnages très bien construite qui permet une immersion même pour les nouveaux lecteurs ne connaissant pas les personnages; avec une mention toute spéciale pour Fatalis que l'on nous montre qu'il est terriblement humain finalement avec le poids de sa culpabilitée.


Une one-shot pour tous publics qui mérite un A+ comme à l'école. Vraiment excellent!
ps : Pour la petite histoire, le titre originel est "Triomphe et Tourment" qui n'a rien à voir avec le titre phare du DJ Joe Dassin (pas le frère de David G. , l'autre); et pour la peine et vu que mes scans/photos étaient pourries, j'ai mis des versions en anglais histoire de refléter l'oeuvre.

mercredi, avril 10, 2013

EKHÖ Monde Miroir de Barbucci et Arleston

Ekho ... ça pourrait être une insulte du coté de Marseille mais non, c'est LA nouvelle bd des frères taloches j'ai nommé Barbucci le dessinateur talentueux et Arleston l'homme qui a vraiment sucé jusqu'à la moelle le monde de Lanfeust et que l'on désespérait de sortir un truc original en dehors de son monde (je suis méchant ce matin^^)
Du coup, me direz-vous, qu'est-ce que cela donne ? ... dépaysement où simple plagiat du monde de Lanfeust ? Regardons de plus près ces deux illusionnistes de la bd.
En couverture: une pépé aux gros lolos, un dragon, des couleurs bien chaudes et moi je m'emballe tout de suite :), vite j'ouvre le bouquin !
Immersion:
La jolie Fourmille doit se rendre à New-York mais un étrange visiteur vient lui dire coucou pendant le vol et voilà tout à coup l'avion 747 qui pique du nez direction cimetière histoire de ramasser pâquerette … et PAF! l'avion se retrouve transformé en Dragon du genre Ryanair médiéval !?! On se rend vite compte que notre héroïne se retrouve dans un autre monde car elle vient de rentrer dans la Twilight Zone .... Un monde "miroir”, le monde d'Ekho exactement. Monde ou l'électricité n'existe pas mais ou la magie est bien présente, un monde dominé par les Preshauns (genre d'écureuil anglais addict au thé), un monde où certains humain vont quand ils meurent dans le nôtre ... un purgatoire ?
En plus Fourmille a emporté avec elle son voisin de voyage, Yuri, physicien faux-jeune , bien cartésien et charpenté comme il faut et qui aimerai bien se réveiller et sortir de se cauchemar.
Et comme dans tous monde parallèle, tel une goutte d'eau tombant dans un lac bien calme, on fait toujours des vagues ... et justement la soit-disant-tante-morte au doux nom d’Odelalie n’est pas vraiment morte … ? Car quand Fourmille s’énerve, son esprit laisse place à celui de sa tante et ce n’est pas un cadeau non plus celle-là. Voilà notre Fourmille habité par sa tante (rien de sexuelle je vous rassure) en train d’investiguer et comprendre ce monde et peut-être même regarder ce que cache les Preshauns sous leurs airs sympathique. Et si au passage elle en profite pour réclamer à coup de poitrine grasse et saillante l'héritage de sa vieille tante disparue il y a belle lurette , faut pas se gêner :)





Barbucci, pour ceux et celles qui ne connaissent pas c'est le dessinateur de Chops, Skydoll voire même la série Witch dont il a participé à la création. En gros il dessine genre les yeux fermés et à vraiment un univers bien à lui, mélange entre le monde de Disney, de l'animée et du Manga. Arleston, même s'il a un nom à consonance Allemande n'est pas un pilote de F1 mais un scénariste bien connu, talentueux. Et le boulot ici ne se démarque pas uniquement par le style du dessin mais par un scénario bien alambiqué qui donnerai des sueurs froides à la première sangsue venue.
Les auteurs nous emmènent sur le ton de l'aventure dans un bel univers onirique, c'est super beau, vivant, vivifiant et avec une excellent histoire accompagné d'un vrai travail sur les personnages.
Seul bémol, une lecture bien trop rapide qui laissera pantois certains lecteurs abandonné car oui c'est beau et on est vite plongé dans cet univers si attrayant aux couleurs chatoyante que l'on est vite immergé et qu'on est accros pour la suite; ce qui est bon signe je vous le dis :)
Un titre ,donc, plus que prometteur et divertissant ; c'est du bon, du très très bon!!!
A suivre <3 et avec le plus grand intérêt svp :)

vendredi, mars 29, 2013

Rubrique-à-brac (RAB) de Gotlib

Rubrique-à-brac ou RAB pour les intimes, ce n'est pas un bédé pour les lopettes; ouais là faut vraiment atteindre un haut degré de réflexion mentale subtilement distillés à travers un mixeur à café chauffé à blanc. RAB n'est pas une bd mais une série de strip illustré par Maître Marcel Gotlib (plus connu sous le pantonyme de Gotlib mais que perso Marcel je trouve c'est cool aussi).

Donc Marcel, à l'instar des éditions Marvel , est un mec malin et il est en charge dans les années 1970 d'illustrer les premières pages de Pilote, magasine référence à l'époque de la bande dessinée; du coup il nous fait des sketchs de deux pages A4 qui vont se retrouver réunies dans 6 albums bd car des histoires il y en a. Faut se re-situer à l'époque c'est du dessin en format case , donc pas de découpage à la ouane-eugéne pas comme celle d'aujourd'hui ou c'est rempli de découpage cinématographique et ou finalement le contenu se lit affreusement vite ... non ici on dans l'humour second degré, jeux de mot, calembour, beaucoup d'humour et de lecture ; Ne vous attendez pas à lire un des tomes en une cuillère à pots; nan! faut un peu de temps ma bonne dame !

Au niveau du dessin c'est très très bien choisi, savant mélange de caricature et de réalisme, un vrai précurseur qui avait tout compris dans le dynamisme du dessin. Complexe et dépouillé à la fois, Gotlib nous balance du zoom, dé-zoom, private joke que ce soit au niveau du dessin que du texte, le tout réhaussé de sel-poivre et de personnage secondaire récurrent qui vont faire vivre tout cela (la coccinelle philosophique) . Comme exemples, imaginez des dessins réalistes mais ou tous les personnages prennent des poses humoristiques ou plus simplement imaginé Thorgal en train de raconter la blague du peintre qui tient l'échelle et qui ... vous voyez le genre.






Qualitativement, je n'ai chopé et lu que les deux premiers tomes. Le 1er j'ai trouvé que les gags nétait pas toujours soutenu mais le 2e tomes est un délice de délire surtout que les gags sont accompagné d'un dessin délirant remplis de jokes et running jokes et second degré. Une éclate pour la rétine et le cerveau. C'est un humour autre que les Gaston Lagaffe et tous ceux qui sorte maintenant, c'est assez inexplicable dans le genre tellement c'est absurde ... voilà, le mot est dit, c'est de l'absudisme-décalé au second degré :)


Subversif à souhait, je ne saurai trop vous conseiller de plonger sur le "taume deux" et les autres récits et si vous adorez, évidemment de vous faire plaisir et d'acquérir les autres (je crois même qu'il y a un intégrale).

Sur ce , je replonge faire un petit coucou à Isaac Newton, Glolarzan, le test QI et j'en passe qui sont des merveilles d'information éducative :) En fait, si je devais résumer RAB, je dirais que c'est du Monthy Python en mieux!

Bonne lecture les zamis.

mardi, mars 26, 2013

Mjöllnir : Le marteau et l'enclume

Vous voulez qu'on cause super-héros ? DC Comics ? Marvel ? Du dieu Thor ? Non ? Ça tombe super bien parce que là, on va quitter les sentiers éculé et les mecs en slips et sortir l'artillerie lourde pour partir vers les contrés sauvage avec Mjollnir, une bande dessinée de Pierre-Denis Goux et Olivier Peru, deux péruviens qui ont du goût ;)
Tout commence dans les lointaines terres du grand Nord, là où les légendes ont commencés, sur les terres de Midgar. Depuis des siècles les hommes ont pris possessions des terres et les anciennes créatures mythique comme les nains, les elfes où dragons ne sont plus que des êtres rares et oubliés ; peu sont ceux qui les croisent encore si ce n'est à travers les légendes eux-mêmes.
Thor est un ancien guerrier nain qui vie dorénavant paisiblement au sein de son clan avec ces deux enfants et comme vous pouvez vous en douter , Il porte le lourd nom de la divinité nordique. Lourd tribu qu'est le sien car les hommes sont venu capturer des nains afin d'agrémenter leurs cirques et divertir la populace ... Mais la loi est la loi et selon celle des nains , il faut répondre le sang par le sang; ni une, ni deux, une expédition punitive dont Thor fait partie, prend pied et marche fièrement, la hache à la main, afin de libérer les survivants et venger les morts.



Mais tous ne se passe pas comme prévu, et pris au pièges, les nains vont devoir vendre chèrement leur peau et se battre à mort ... Thor luttera de manière acharnée; lors d'un ultime combat, désarmé, il défiera le chef du clan humain et celui-ci, le narguent , acceptera le défi en lui lançant un marteau de forgeron comme unique arme! Le combat commence et s'arrêtera quand un éclair foudroiera l'adversaire de Thor d'un seul coup. A partir de là, la légende peut enfin renaître. Thor est-il la réincarnation du dieu ? Et si la magie revenait sur Midgar ? C'est bien connu, chaque héros à son Nemesis ... Thor à Loki mais est ce que Loki à tord?
Voilà un calembour qui vous soulèvera un rictus niais je n'en doute pas , mais c'est pour dire qu'ici on à une histoire des plus solide et maîtrisée pour une invitation à revisiter certains mythes légendaires accompagnés de personnages dont on ne demande pas mieux d'approfondir leurs histoires ... Des couleurs sombres, appropriés qui vous donnera même une certaine impression de moiteur, et un dessin à ne plus dire que c'est que c'est bô.



Si en plus , on nous inclus dans cette première édition 6 planches de croquis qui nous montre, comme si le besoin s'en faisait sentir (franchement!) , le talent et la maîtrise du dessinateur , moi je dis que c'est à suivre.
Alors une chose est sûre , si Le Thor tue ... à tord ou à raison , qu'est-ce que vous attendez pour allez l'acheter ? Perso, je suis curieux de savoir si la suite va être à la hauteur car le Ragnarok gronde et Loki n'est sûrement pas très loin ...



Combien d’histoires du Nord devenues légendes chantent la vérité ?
Combien racontent que des petits hommes ont défait des grands ?
Même au sommet d’une montagne, un nain reste un nain, dit-on souvent.
Loin des étoiles, près de la terre… les petits hommes regardent le monde en levant les yeux. 
Mais, parfois, il en est parmi eux qui deviennent des géants.
Combien de légendes parlent de ceux-là ?
Aucune… jusqu’à ce jour. Aucune jusqu’à Mjöllnir.

Kick-Ass 2 au cinéma

C'est le printemps, il fait beau , il y a du soleil ... ouais faut le dire vite j'avoue mais rien n'empêche de faire comme. D'ailleurs là voici le premier trailer, du film qui va sortir bientôt genre d'ici quelques mois, de l'adaptation cinéma de Kick-Ass 2 ... ça m'a l'air toujours aussi déganté mais reste à voir si on va tomber dans le poncif ringard pure baston à coup de guest-star et super-héros où plutôt rester dans un monde un poil plus réel où des personnes comme vous et moi on décidée de jouer les justiciers au dépends de leurs vies ...
Let's dance!

dimanche, mars 24, 2013

Légendes de ParvaTerra - R.Arnaiz

Waw j'ai toujours dit que le mois de mars n'était pas adéquat pour lire, acheter ou publier des bandes dessinées surtout si en plus comme moi vous avez malheureusement un magasin qui ferme boutique pour cause d'âge avancé et qui brade des romans Bragelonne à prix supra concurrentiel ; du coup j'ai enclenché le mode razzia et je me retrouve avec une chié des romans genre « pavé de 800 pages » à lire et qui me serviront un jour de cale pour un meuble mais ça c'est une autre paire de manches ... si si je vous jure je ne lis pas que des BD dans ma petite vie ^^

Ceci explique la désertitude de critique ce mois-ci:) mais promis je vais me rattraper au plus vite puisque j'ai tout de même eu le temps de lire les trois derniers volumes de « La légende de Parva-Terra » , bande dessinée et scénarisée par Raul Arnaiz et dont le 5ème volume est justement sorti du moule de l'imprimeur ce mois-ci (c'est ti pas beau la vie?). J'enfile de ce pas mes Moon-Boots et mon armure Kevlar+5 et mettons-nous en marche.

Parva-Terra nous parle d'un monde fantastique, dans tous les sens du terme, un monde habité uniquement par des enfants car cela fait fort longtemps que les Dieux et les adultes ont disparu mystérieusement ... enfin c'est ce que la Légende raconte évidemment. Du jour au lendemain, les enfants se sont retrouvé seuls, sans souvenirs et immortels en plus ; pour seule mémoire, des vestiges architecturaux, des livres et cette mystérieuse prophétie sur laquelle les enfants vont baserleurs mondes. À l'image des adultes, ils se créent des clans, des castes, des rivalités, des guerres et trahisons, des amitiés et bien sure des créatures légendaires et mystiques. Des enfants immortels dans une plaine de jeu géante , qui n'en n'a pas rêvé ?

Roméo, le roi des chevaliers Blonds, dominé par ces rêves de grandeur et ces ambitions, veut diriger le monde et écrasera tous ceux qui entraveront sa route ... et il a fort à faire car c'est bien connu, un enfant c'est encore plus têtu qu'un adulte. Léo, son meilleur ami, à d'autres préoccupations car il n'arrête pas de faire de drôle de rêve. L'arrivée impromptu de la rousse et séduisante Zenda venue chambouler les plans de Roméo poussera Léo à faire des recherches sur son histoire et découvrira qu'il est l'un des élus ayant le pouvoir de détruire le fameux « MAL » : celui qui a fait disparaître les adultes.



Rencontres insolites, Oracles, souvenirs bridés, cruauté, fraternité et nouveaux mondes ... Léo voyagera énormément et nous fera découvrir un monde vaste où les tenants et aboutissants machiavélique fomenté par le « MAL » ne sont pas si clairs que cela a l'air d'être. Balancé entre son côté enfant et son côté adulte qui ne demande qu'à éclore, Léo sera tiraillé par une multitude de questions ... ah si seulement il n'y avait pas toutes ces questions, ces remords et la jeune et troublante Zenda. Arrivera-t-il à découvrir la vérité ? Le « MAL » vaincra-t-il ?

 

Un mélange séduisant entre le Peter Pan de J.M. Barrie avec cet enfant qui refuse de grandir et sa Majesté des mouches de William Golding ou une bande de jeunes naufragés se retrouvent dans une ile en perdition et doivent survivre ... Arnaiz nous emmène, au-delà de la bande dessinée, à un questionnement sur l'individu, la morale face à l'irrationnel, l'immortalité et l'innocence de l'enfance et sa cruauté...Et puis, l'histoire est remplie de twist et de petit ingrédient qui attirera le chaland à attendre et connaitre la suite dans les albums suivants.


À la base destinée à être une série animée, les aléas de la life on fait qu'au final il est adapté en format bd et édité chez Le Lombard ; Calibré public jeune dans la tranche 8-14 ans mais qui divertira aussi un public un peu plus large s'ils ont un esprit ouvert (même celui d'un vieux briscard comme moi). La technique d'Arnaiz est simple : immerger le lecteur dans une bonne histoire, bien raconté et avec des dessins et des couleurs de grande qualité ... d'autant plus que chaque histoire ou trame est construite en cycle de trois bandes dessinées et si l'on compte bien on est déjà dans le 2ème cycle (vu que le 5ème volume vient de paraître ... vous suivez ? :)
Avec une bonne narration,des dialogues incisifs et sans compter une composition graphique qui explose grâce à un découpage dynamique, on se retrouve devant un travail de qualité ou même le travail des couleurs est de toute beauté pour les yeux. Au niveau des personnages, loin d'avoir des stéréotypes, ici on a une profondeur avec des personnages secondaires qui font vraiment avancer l'histoire et complète ce monde créé de toutes pièces, le tout indépendamment des personnages principaux ...
Alors oui, c'est une série avec des atouts indéniables mais pour être tout à fait honnête aussi avec certaines faiblesses et lacunes qui pourront faire déchanter les plus exigeants : une narration un peu longue par exemple au début de l'histoire du fait qu'il y a beaucoup d'informations à mettre en place , le bestiaire impressionnant sans compter l'histoire qui est complexe; un graphisme un peu tremblotant au niveau du trait mais qui s'amenuisera au fil des albums (l'auteur ayant confié qu'il repassait à la main les différents contours donnant cette impression de d'Alzheimer) et un manque de peps mais l'univers prenant ces marques il deviendra rapidement peu plus punchy pour se transformer en un vrai conte nous narrant tel une « fresque » biblique la légende de Léo, la légende de Parva-Terra.






Au final une série, ni exceptionnelle ni mauvaise, mais au-dessus de la moyenne (ça balance pas du bois mais si vous y adhérez, vous y resterez) qui emportera le jeune lecteur et aux vues de la qualité des bds prévues pour cette tranche d'âge, celle-ci est de qualité.

Ps : Info ou Intox d'après ce que l'on m'a dit, cette histoire ne profitera pas d’une intégrale (pour ceux qui attende la sortie du dernier volume pour se précipiter pour l'acheter). Triste histoire me direz-vous ? Bah pas vraiment, c'est sympa aussi de les avoirs séparément et ça fait moins de poids sur les genoux quand on le lit dans les toilettes (hé hé).

Légendes de ParvaTerra # 4, la bande-annonce par LeLombard

vendredi, mars 22, 2013

Oh! Un courrier de Rudowski


Perdu dans les meandres des multiples choses de la vie, j'en oublie complètement d'ouvrir mon propre courrier qui s'accumule à mon grand désarroi à coté de mes factures ... mais ce qui est gai c'est quand on jette sa main dans le sachet comme si c'était une lotterie et que l'on est la petite main innoncente ... bon ok des fois c'est (souvent) une facture ou une pub mais des fois , c'est un courrier super sympa comme celui du dessinateur de "Debilbo le Hoplite" j'ai suce-nommé : Rudowski.

Profitons-en! Et surtout un tout grand merci :)











samedi, février 23, 2013

Black Kiss d'Howard Chaykin

Dès qu'une histoire se termine, une nouvelle recommence et celle-ci débute quand j’étais tout petit , à l'époque où je lisais le comic The Spirit de Wil Eisner et dans lequel une des pages du numéro contenait la couverture de Black Kiss : une femme et deux mains tenant sa poitrine ,blanc sur fond noir , et qui à cette époque de fleuraison des hormones m’avait vachement émoustillé ... bref j'aurai bien voulu le feuilleter et l’effeuiller. Et justement, pas plus tard qu’il y a un petit mois, lors d’une promenade je suis tombé dessus complètement par hasard genre « waaaaaaw j’ai déjà vu ça kékpar !!! ». Hop, je sors un petit billet de 10€ et je me l’achète … un petit "fantasme" de gamin assouvi et j'entame la lecture :)
Nous voilà projeté dans le Los Angeles des années 80 avec ces bas-fonds et l’impression moite que l’on va rencontrer Don Johnson au détour d’un coin.
Beverly Groove, ancienne gloire du cinéma hollywoodien des fifties (50) complètement oubliée, est furieuse. Avec Dagmar son amie transsexuelle, provocante et quasi sa jumelle, elles cherchent à tous pris à récupérer certaines bandes cinématographiques beaucoup trop compromettantes et avec lesquelles on la fait chanter. Et ils ont bien raison puisque c'est un genre de sex-tape avant l'heure car elle contient ces ébats sportifs avec notamment le leader d'une certaine secte ... et croyez-moi, elles sont VRAIMENT prêtes à tout pour la récupérer!
L’histoire continue d'emblée par le meurtre d'une fillette et de sa mère par une bande de ripoux à la recherche d'un certain Cass Pollack, un jazzman looser et héroïnomane dont il sera accusé du meurtre de ces dernières … surtout que c’est sa fille et sa femme.
Et c'est par une rencontre de circonstance qu'ils vont se réunir et travailler ensemble pour régler leurs problèmes respectifs... mais mettre trois fous psychopathes ensemble et espérer que tout ce passe bien n'est jamais facile ... et si on rajoute une bande de ripoux à leurs trousse et une secte qui cherche à venger la mort de leur fondateur Bubba Kenton tué 30ans plus tôt ...



Sur fond d’un Hollywood sale et dépravé, de corruption et de tension, voilà un polar typé année 80' sur fond malsain ... Howard Chaykin nous livre un roman graphique sur le thème de la domination et de la corruption qui choquera et dérangera pas mal de gens de par le contexte mais aussi par la méthode narrative et graphique utilisée par Howard Chaykin.
Imaginez que tout est écrit très orienté « bd vérité », comme un show real-life et où les dialogues sont en rapport avec la classe sociale des protagonistes, ça peut aller du dialogue simple au dialogue graveleux et vulgaire. Un choix clairement sans compromis ainsi que les personnages eux-mêmes.
Pour le dessin, c'est du noir et blanc avec un trait très agressif et subjectif, très riche en information et des scènes crues. En général ce genre de dessin est à double tranchant tellement le dessin est riche en détail voire parfois beaucoup trop chargé ; vous rajoutez la dessus les dialogues et imaginer la lisibilité ; presque devoir vous greffer 4 yeux !!! Ou de devoir relire le livre pour en récolter toutes les informations.
Cet intégrale a été un petit peu indigeste je l'avoue comme le frite-mexicano-andalouse que je viens juste de mangé, on lit le livre pour savoir ce qu'il va se passer mais on sent qu'on a mal au ventre tellement c’est touffu. C'est vraiment à la deuxième lecture qu'on découvre le livre.
La fin est un peu trop rapide et part en couille (c’est le cas de le dire) avec une histoire de vampire que j'ai pas tous suivi mais bon voilà. Quoiqu'il en soit et il ne faut pas le nier c'est une image au vitriol d'un Los Angeles bien réel des années 80, c'est une grande œuvre narrative genre polar sur fond pornographique (et pas l'inverse) qui se révèlera petit à petit et à la deuxième lecture, une fois tous les détails absorbés, on comprendra beaucoup mieux le tout mais il faut faire l'effort.
Pour la petite histoire, à sa sortie fin des années 80, la BD avait fait une controverse aux USA puisque d'une part c'était une première qu'un auteur connu et reconnu fasse une bédé tellement violente et crue, et d'autres parts les puritain(e)s américains ne se sentaient plus et faisaient blocus : imaginez le meurtre d'une fillette, des héroïnes nymphomanes, des ripoux , du sexe , rholala ... trop c'est trop. Ce ne sera qu'après beaucoup de discussions qu'ils se mettront d’accord pour vendre le comic recouvert d'un scello afin de ne pas heurter les djeunz américain en herbe ; Passé ce préambule, la bd fut tout de même un succès aux USA, due en partie à la controverse. A noter aussi que dernièrement est sorti le second opus de Black Kiss nommé brièvement Black Kiss 2 et je ne sais pas ce que cela vaut donc ?!?
Pour terminer ma missive, ce n’est pas pour tout public car il y a du X dedans, c'est violent, sans tabou, sa bouscule les genres et transgresse pas mal de code. A prendre avec des pincettes :)

mercredi, février 20, 2013

Formidable Salon de la Bande Dessinée

Le festival 1ere edition du "Formidable Salon de la Bande Dessinée" (FSBD ... )... quel nom à rallonge :)
C'est un nouveau salon BD qui se situera à Bruxelles du 8 au 13 mars 2013 au Brussles Expo.
Présidé par Trondheim et une belle équipe d'auteurs : Bastien Vives, Boulet, Keramidas, Mathieu Sapin, Aude Picault, Charles Berberian, Bianco, Etienne Davodeau, Bouzard, Feroumont…
Et en plus, j'ai enteos ndu qu'il y a une soirée d'ouverture gratos avec des TUC, du Champomi et toussa le vendredi 8 mars de 19h à 21h... enfin moi j'ai rien dis :)

mardi, février 19, 2013

Bye Bye tristesse - Beja & Nataël

Une bande dessiné érotique ... Wait, whaaaat ?!?
Et oui il y a plusieurs genres à la bd et il n'y a pas de raison de ne pas apprécier les genres différents. Alors ici on va essayer d'en parler, tout en restant calme et en gardant les mains sur le clavier ... et comme dirait Rocco : "Action!"
Mélange de récit sentimental, d'érotisme on nous raconte l'histoire de Lola d’Estressac. Belle aristocrate au bord de la piscine sous un soleil méditerranéen, elle va nous raconter ou plutôt confesser à travers son journal sa vie sentimentale où s'entremêleront le présent, le passé et le conditionnel sur son approche de l'amour ou l'on se donne corps et âme. Petit à petit, chaque élément raconter sera en fait une conclusion dont le centre sera son homme, Régis, et un secret lourd de conséquence sentimentale et nostalgique comme une page d'un livre que l'on ferme non sans une pointe d'amertume.
Ambiance et esthétisme des année 60, soleil, piscine, une belle fille en maillot qui s'effeuille petit à petit le long de l'histoire ... on se calme tout de suite, c'est pas du porno et cela reste très soft, donc ami pornographe et obsédé vous pouvez ranger votre matériel.
Faut dire aussi que ça n'a rien à voir avec le titre de Richard Clayderman quoique sa peut mettre dans l'ambiance. Une bd donc, dessinée par Beja (le fils) et scénarisé par Nataël (Je suis ton père), tous deux Toulousain de leur espèces et connu notamment pour leur trilogie "Les Griffes du hasard" que je n'ai pas lu mais on m'en a parlé beaucoup (J'en ai vu deux/trois planches et sa avait l'air d'être dans la lignée Jacobs/Ligne Claire).




Que dire d'autre ? Pour moi un scénario plus que non-passionnant, une narration qui bouscule les canons du genre et où la lettre et la manière de s'exprimer est importante ce qui fait que cela rebutera pas mal le lecteur, une image et un dessin trop infographique et même que parfois on a l'impression que l'auteur a juste juxtaposé une photo et retravaillé dessus , un cadrage soi-disant poétique et un dessin franchement bof ... ne tournons pas autour du pot, j'ai trouvé cela super décevante … En gros une histoire limite dépressive et un dessin qui n'a même pas le bon gout d'en donner justement.
Un one-shot (private joke) qui ne restera pas dans les anal (autant rester dans le sujet ^^). Uniquement pour les fans.
ps : j'ai encore le mien si vous êtes intéressé ^^

dimanche, février 17, 2013

Arrowsmith - Busiek, Pacheco et Sinclair

Arrowsmith n’a rien à voir avec le groupe de métalleux américain aux cheveux gras, léger et soyeux qui pourrait presque faire partie des égéries des shampoings l’Oréal et qui, de surcroît, produise des cd en pure-poil de vachette (ça craint quoi, on n’est plus à l’ère du nazisme non plus !!!).
Non! Nous ne parlerons pas du groupe Aerosmith j’ai dit !!! Mais d’Arrowsmith, une bd uchronique (j’aime bien ce mot que je ne connaissais pas et du coup je le case là où je peux ^^) qui raconte sur contexte de première guerre mondiale genre en 1915, l’histoire d’un jeune garçon américain. Herbertville est un petit village du Connecticut ou vie le jeune Fletcher, fils du forgeron. Comme tout adolescent de son âge sa tête est remplie d’idéaux, on est convaincu, motivé, on a plein d’étoiles dans les yeux et dans son cœur; et même si on n’a pas beaucoup d’expérience on est prêt à franchir des montagnes … et surtout on a une vision souvent manichéenne du monde.
Justement la guerre gronde en Galia (Europe) et les Etats Unis son déja impliqué au combat. Des unités d'Elite Aérienne venu recruter de la chair fraîche tout en vantant les bienfaits de leurs actions a le mérité de retenir plus que son attention. Déjà très tenté de s’y lancer, en bon fils il va essayer d’en discuter avec son père, figure autoritaire qui a une vision bien précise du devenir de son fils. Malheureusement son père à des projets plus que contradictoire avec ceux de Fletcher et la discussion se termine mal. Furibond, la discussion lui a donné les étincelles nécessaire pour le décider à franchir le pas et le voilà embarqué avec un de ces meilleurs amis, à faire le pont pour s’inscrire à l’armée et ainsi entamer son entraînement avant d’aller au front.Il sera confronté à la dure réalité mais aussi à des choix de vies.
A travers des rencontres, de nouvelles d’amitiés, des amours, des rivalités et même la mort , on suit le parcour de Fletcher accompagné de son innocence et ces angoisses.





La particularité de cette histoire est qu’elle ne se passe pas pendant notre première guerre mondiale; j’avais mentionné au début que cela se passait dans un monde uchronique car nous sommes dans un monde dit “Arcanepunk” c-a-d qu’il faut prendre comme hypothèse qu’à partir d’un moment de l’histoire il n’y a plus eu d’évolution technologique tel qu’on l’entend (pas d’aviation ni d’automobile) mais la magie est apparue pour completer ce manque … la magie qui sera présente de manière harmonieuse et, comme tout temps de guerre, engendrera une course à l’armement surnaturelle.
Avec énormément de similitude avec notre monde, les humains cohabitent avec une multitude de créatures féeriques qui parsèment nos contes et légendes tel que Dragons, Vampire, Ghouls et j’en passe. Ce contexte est amené avec intelligence et aisance par le dessinateur Carlos Pacheco qui nous fait cohabiter tous ce monde sans vraiment de difficultés. Les “créatures” magiques pouvant être apparentée à la classe sociale occupées par les noirs à l’époque sans toutefois être un sujet majeur.


Divinement dessiné par Pacheco qui est un dessinateur espagnol (once again) et qui a visiblement fait énormément de comics US et notamment pour Marvel, néanmoins son style graphique est visuellement plus proche du style européen dans cet intégral composé de grosso-modo 140 pages... franchement c'est beau et les détracteurs pourraient encore dire qu'il manque juste un grain de folie pour le rendre complètement dingue. Les couleurs sont très belle mais … pas que c'est fade mais plutôt trop “propre” dans le sens que la majorité ont été faites par ordinateur ce qui rend l’image très lisse et au final c’est le trait du dessinateur qui donne vraiment la texture aux vêtement, à l’architecture. Mais je le redis, c’est super beau à regarder.
Scénaristiquement c’est intéressant avec une mise en place des personnages rapide et simple; au début de l’histoire on aura une certaine naïveté qui se complexifiera dans la suite de la lecture tout en suivant l’évolution de Fletcher et le message intrinsèque à l’histoire qui pourrait être : “il n’y a jamais de guerre propre, que des guerres sales”.
Sinon j’ai un regret et en même temps un non-regret pour l’histoire, c’est que c’est une belle entrée en matière dans ce monde féerique, dans cette histoire d’évolution, l’on se focalise sur le personnage de Fletcher, sur le comment va-t’il vivre et survivre dans ce monde froid qui le malmènent mais on aurait aussi un peu aimé savoir comment va se dérouler cette guerre , les tenants et aboutissants etc … car cette élément est apporté par le côté fantastique et magique qui est sous-exploité dans cette histoire. Donc c’est beau mais la fin donne une impression d’inachevée.





Ce que je veux dire c’est que ça se laisse lire mais ce n’est pas cultissime et j’ai apprécié le voyage. L’histoire nous raconte un bref moment de vie d’un soldat par la destruction de son innocence et pas une simple histoire de super-héros qui part en quête d’une lutte quelconque entre le bien et le mal. L’histoire aurait pu être racontée sur fond de première guerre mondiale que a trame resterai complètement identique. L’ajout du fantastique est un plus mais qui n’est jamais vraiment utilisé ici, c’est juste un “truc en plus” … mais étais-ce vraiment nécessaire ? Je ne pense pas personnellement surtout qu’avec le style graphique de Pacheco (il est vachement doué quoi) cela aurait peut-être mieux rendu justement en resituant l'histoire sur la notre et nous aurai fait oublié ce petit quelques choses d’inachevé.
Pour conclure, c’est une belle histoire, pas incontournable sauf si vous avez l'occasion d'avoir le livre et évidemment si vous êtes un fan incontournable de Pacheco et de beau dessin car là vous serez servi avec de magnifiques planche carrément en double page.

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