dimanche, février 04, 2018

La Joyeuse de Christian Chavassieux et Winfried Veit


Pour Public Averti (en vaut deux)

Il fut un temps, bien avant que nos souvenirs deviennent souvenirs, l'ancienne Mésopotamie.

Un sauvage , primitif, chef de meute , sème une peur que l'on devine terrible dans un petit bourg. Contraints, les villageois vont quérir de l'aide auprès de leur roi, Gilgamesh, qui leur octroi l'aide d'une de ces courtisanes, la belle et sensuelle Shamat la Joyeuse.

Par la magie des étoiles, des sens et du corps, Shamat séduira le jeune Enkidu. S'en suivra une danse des corps, des sens, de coup de langue, de sexe chaud et humide ... Car Shamat en savoir faire, devinera en Enkidu un nouveau roi et déliera son devenir.

Écris à la première personne, cette petite nouvelle s’inscrit dans la légende de Gilgamesh , roi qui abusa de son pouvoir et qui incita Aruru à créer à partir de l'argile son jumeau antagoniste afin de le canaliser.

A travers cette trame historique , les auteurs nous invitent à rencontrer la naissance d'Enkidu. Mais c'est là que s'arrête l'intérêt car la suite est une version porno-chic du comment Shamat arrivera à lever la hampe lourde d'Enkidu vers ces lèvres entrouvertes ; Un peu comme la version XXX du Caligula de 1979.

Christian Chavassieux manie le verve façon Cyrano de Bergerac du cul , ce qui nous donne une partie de jambe en l'air à la première personne,  d'une trentaine de pages; et qui est, à mon sens ,  agréablement complétée et aérée par les dessins de Winfried Veit : expressif et brut.

L'ensemble est un petit récit sans prétention à 8€ , destiné principalement à la gente masculine,  et qui accompagnera les trois éjaculât d'Enkidu; un plus grand exploit que ma propre personne à sa lecture à mon grand regret :p

Une petite nouvelle qui ne marquera pas les annales de la littérature, mais peut-être bien votre pantalon.


La Joyeuse de Christian Chavassieux (dessin de Winfried Veit)
http://lerealgar-editions.fr/portfolio/la-joyeuse/
Editeur : Le Réalgar
ISBN : 979-10-91365-09-3

mardi, janvier 30, 2018

American Gods de Neil Gaiman


Ami du bon goût, bonsoir!

Biberonné a la culture anglo-saxonne, le nom de Niel Gaiman ne m’était pas inconnu.
Sûrement motivé par le titre pompeux de American Gods, sa couverture genre Super-Héros,  et venant de terminer de visionner le film “Stardust” du même auteur, je me disais qu’il était temps de découvrir qui se cachait derrière ce prénom, somme toute , commun.

Du coup je m’était préparé une pléthore de roman du dit auteur afin de m'envoyer une bonne orgie littéraire;
Tâche ma foie titanesque qui m’a largement fait déchanté quand j’ai pu constater que la liste frôlait facilement les 1 mètres 50.

Sans foi ni loi, m'attelant tel un poney à la tâche (de cheval) , je fus bien vite mari vu la taille de l'engin: 600 pages... c'est une grosse brique.

Et c’est à brûle pourpoint que je vous balance mon avis sur ce bouquin à connotation divinement jazzy et nostalgique. Préparez-vous pour du sang, des tripes et des boyaux, c’est parti pour le pitch.

Usa, de nos jours.

Ombre , est un ex-taulard sortant de prison et surtout prêt a se reconstruire. Sauf qu'il n'y a pas de future pour lui, sa femme est “morte”, son meilleur pote aussi, il n’a pas de job … bref c’est la totale loose.

Mais coup de bol, il va croiser le chemin de Voyageur, un mystérieux personnage aux allures abrupte et charismatique.  Et c'est là que tout va déraper.

Bon an mal an, Ombre va devenir son homme à tout faire le temps que son patron puisse régler une affaire de la plus grande importance.

Petit à petit Ombre va découvrir que Voyageur et ces copains ne sont pas comme vous et moi. Et si toutes ces personnes étaient des dieux ? Et si cette fameuse affaire à résoudre était la préparation d’un affrontement entre de nouveaux dieux et les anciens dieux mené par Odin himself. Et si Laura, la femme d’Ombre n’était pas si morte que ça et qu’Ombre avait la possibilité de la faire revenir ?

Un tour de passe passe, une petite escroquerie et nous voila embrigadé dans un road-trip à travers les Amérique et sa culture bariolée; 
Aucun doute, ce Neil Gainam sait écrire, il ne faut pas le nier; et il n’est évidement pas à son coup d’essai puisqu’il sévit dans le monde de la littérature fantastique , du comics américain où même en tant que scénariste pour le petit et grand écran. Je vous recommande d’ailleurs, si ce n’est déjà fait, l’excellent Good Omens (De bon présages en VF) écrit en collaboration avec Terry Prattchet , encore un écrivain talentueux et de renommée

Mais voilà, malgré son prix Hugo 2002,  le récit est un peu mou et sent la mouffette mouillée.
Sous couvert d’un scénario un peu originale,  de la rencontre de plusieurs divinités réincarnées  et d’une petite gué-guerre, on nous balade a travers les Amérique avec ces contrée indienne, son Las Vegas, son sable chaud et ces coins pittoresques , à la recherche de quelques dieux qui voudraient bien tâter du bâton et gonfler les rangs d'Odin avant l’affrontement finale … sauf que voilà, ils n’en ont pas grand chose à faire, limite ça les gonfles graves … et le lecteur le vie un peu comme cela aussi.

N. Gaiman à beau batailler en nous y rajoutant des références musicales, des intrigues parallèles qui accompagneront le récit, mais l’ensemble nous déverse un rythme lent à force de vouloir donner trop de relief, assourdissant le récit.
L'on se doute d'ailleurs que l'auteur à surement fumé certains narcotiques pour certaines descriptions , lovée sous une couverture d’amertume.

Dommage car l’histoire aurait mérité un allègement de page facile , de plus de Mike Brant et d’un peu plus de légèreté,. Nonobstant c’est un roman sympa mais sans plus.

Une petite conclusion ? Un road-trip épicène mais intéressant, qui souffre de grosses longueurs , le tout sur une ambiance d’hallucinogène et qui m’a clairement laissé sur ma faim. Une sitcom sans grande envergure :p

Ne dis-t’on pas que les voies du seigneur sont impénétrables  ?

American Gods de Niel Gaiman
Nombre de pages : ~610
Edition j'ai Lu , Collection Science Fiction
ISBN : 978-2-290088395

lundi, décembre 11, 2017

Les Traqueurs T1 de Tirso Cons et Muñoz

 Oyé moussaillons,

Décidément Glénat est une maison d'édition très prolifique en cette fin d'année puisque voici une nouvelle saga de Pirates, avec aux commandes un duo hispano-ibérique qui avait déjà sévi dans Le manoir des murmures, je sus-nommé messire Tirso Cons coté rouleau de peinture et messire Muñoz pour la partie plume d'oie. Un premier épisode qui porte le doux nom de L'arme perdue des dieux , annonciateur d'un récit pas trop à l'eau de rose.

Au menu ? Péripéties, romance,  mystère ... Haut les coeurs!

1566, suite au traité de Westminster signant une trêve au conflit entre L'Angleterre et les Pays-Bas, le bain de sang maritime se calme enfin. Mais ce n'est que momentané car aucun des deux camps ne veut plier le genoux devant l'autre.

Afin de gagner cette guerre, l'Angleterre affrète une expédition vers la nouvelle-Espagne afin de partir à la recherche d'une chimère , une mythique créature qui rendrait invulnérable celui qui en est maître. Faisant partie de la tribulation un trio: le jeune botaniste Jonas , le charismatique Capitaine Rodrigo Toladena et la belle Mara.

Et les voilà parti braver tous les danger et l'ennemi près à s'emparer de cette légende qui pourrait leur donner cette suprématie tant souhaitée.

Mais chaque contes ou légendes a une once de vérité n'est-ce-pas ? Un retour vers les citées d'Or ? A vous de le découvrir.

Une histoire de cape et d’Épée sentant bon l'Eroll Flynn époque leggins et naphtaline,  voguant gaiement sur l'univers fantastique des Pirates des Caraïbes;

Ce premier épisode nous offre une introduction complexe et palpitante , qui aura pour but principale d'établir l'intrigues , sa trame et les personnages, le tout saupoudré de quelques cliffhanger de derrière les fagots qui, on le sent, sont là pour relancer l'intérêt du lecteur.

Après double lecture, la conclusion est que ce premier épisode est trop vite emballé afin d'arriver rapidement au cœur du sujet. Le coupable ? La complexitude du scénario sur si peu de pages, un découpage hasardeux , un manque d’homogénéité de l'ensemble

Graphiquement c'est bien envoyé, très beau mais inégale sur la longueur même si Tirso Cons maîtrise les énormes fresques, paysage et ressentit; Effet de style ? surement mais je n'ai pas trouvé que cela collait complètement d'autant plus que l'on voit quand il prend son pied sur pas mal de planche.

Quant à la plume le scénario est très travaillé et profond nous proposant une mise en bouche lente , avec ambiance et cotillons.

Le tout avec un mélange de couleurs embrumée par l'alcool et le rhum de contrebande, secondé par de magnifique aquarelle qui soit sublime les pages, ou les rends compliquées de par le découpage lui-même.

Je vous rassure tout de suite , l'histoire et le récit reste divertissant et sympathique; et je peux vous annoncer, sans spoiler de trop, que la fin et les dernières pages attiseront votre intérêt et vous donneront peut-être l'envie tourner la première page de second tome.

Mais au final , nous n'avons qu'une histoire sans grande originalité, qui se saborde d'elle-même avec cette aventure de boucanier.

Sur ce , où ai-je fourré mes gommes coca ? J'ai faim morbleu!











dimanche, novembre 12, 2017

Polar de Victor Santos



Black Kaiser est un espion vieux de la veille, un mercenaire aussi (parfois), une légende (oh oui!) à qui ferait passer Daesh pour Disneyland. Malheureusement pour lui, il est devenu un pion gênant dans l'échiquier étriqué du Damocles, son employeur. Mais comment faire disparaître cet indésirable ? La valse des morts peut commencer.

Victor Santos nous offre avec ce "Polar", une oeuvre qui comme son nom l'indique, une histoire noire dans ce qu'il y a de plus obscure dans le genre : rude, glaciale, violent. Le pitch est rapidement posé. C'est clair, limpides et sans ambages.

D'origine espagnole, Santos a découvert son style par la pratique. Biberonné à outrance sur du Sin City (Miller) , Hellboy (Mignola) et autres, c'est sur ces bases qu'il a construit sa patte graphique si particulière rendant hommage, sans les plagiés , à ces maîtres.

C'est d'ailleurs l'alliance de son style avec le choix de ne coloriser le récit qu'en trois tons, qui fait que cette bande dessinée transpire une certaine tension , qu'elle a une tonalité bien présente au point que celle-ci respire une sorte de noblesse, de pureté assez personnel.



Je ne saurais d'ailleurs vous conseiller de jeter un oeil sur ces autres récits tel que Silhouette, The Mice Templar ou Rashomon pour n'en citer que quelques uns.

Du haut de ces presque deux cents pages, l'objet est beau, avec une couverture au format italien ce qui n'est pas pour déplaire.

En conclusion ? Un livre qui n'est pas là pour distiller l'espoir dans le coeur des enfants.

C'est chez Glénat, et c'est "sans glands"






samedi, août 26, 2017

1984 de George Orwell



"1984" de George Orwell , fut un roman qui fit date (ha ha , je voulais la caser celle-là) et qui marqua l'esprit puisqu'il nous propose , à travers un roman d'anticipation, une vision d'un monde vers laquelle nous tendons tout doucement malheureusement.

Un bouquin qui fit donc mouche et qui fut même classé dans le top 100 des bouquins genre "trop trop bien". Les mauvaises langues pourront me dire aussi que les plus grandes bouses du monde sont classée dans le top 1 Millions des meilleurs bouquins ... et je ne leur donnerai pas tort. Ne perdons pas trop de temps et prenons donc le taureau par les bourses en lui faisant faire un huit aérien histoire de voire de quel bois il est fait:)

Suite à une bonne troisième guerre mondiale, la carte du monde est complètement redessinée pour n'avoir que trois supercontinent se battant à travers une guerre perpétuelle, histoire de gratter des lopins de terres se trouvant dans un "no man's land" 

Winston, 39ans , brave gars, toutes ces dents, vis et travaille à Londres ; mais la terre d'Albion est devenue un monde où les libertés sont réduites et ou sévisse la servitude et la loi. Grâce à différent ministère tel que celui de l'amour (vous vous aimerez quoi qu'il vous en coûte), voire même la police de la pensée (pensez ce que je dis!) ; la liberté et le libre arbitre en a pris un coup.

A tel point que son propre travail consiste à réécrire certains passage de l'histoire, et ce afin de complaire le parti symbolisé par Big-Brother (bref le retour du négationnisme en gros)

Mais Winston s'interroge car ces pensées sont pris en tenaille entre ses souvenirs et ceux imposé par le parti. 
Obligé de dissimuler ces pensées et cherchant à tout pris à se soustraire de ce parti totalitariste, il tombera néanmoins amoureux de Julia avec qui il partagera les mêmes opinions politiques et ce, jusqu'à rejoindre la "fraternité", le groupe anti Big-Brother mené par le mystérieux Goldstein. 

Mais personne ne se soustrait ni ne dévie de la ligne directrice de Big-Brother ... personne; et encore moins Goldstein et Winston.

Voilà donc un roman dystopique pur-jus qui vous ouvrira les pores et vous fera bien réfléchir.
Ecrit juste après la seconde guerre mondiale, l'auteur , étant assez visionnaire, exprima sous forme de roman ses craintes et les risques de dérive que peuvent engendrer des partis politiques quand idéologie, peur et pouvoir s'entremêle. Moins de liberté individuelles,  le contrôle de la procréation , abolition de l'amour, la standardisation à l’extrême ...

Réparti en trois chapitres : le monde ou la naissance, l'amour et la mort de la pensée individuel au profit d'une pensée unique; c'est très intéressant.

Le style et l'écriture sont des plus classiques et n'ont pas pris une ride. Maintenant c'est pas du Shakespeare , c'est ultra basique pour tout dire. Le ton est terne, acerbe, propre à cet univers et tout à fait en corrélation avec le ton que l'auteur veut donner.

Il pourra néanmoins clairement rebuter le lecteur car le rythme est lent et laborieux, rempli de répétition. Si cela ne tenait qu'à moi, j'aurai dis qu'il aurait mérité d'être un peu allégé dans le nombre de page sous peine de perdre certains lecteurs dans le lavage de cerveaux des répétitions (nan mais on a bien compris que c'est un monde prison sur-veillé).

Le bilan ? Un roman engagé contre le totalitarisme, témoin d'une époque, et qui fait une bonne piqûre de rappel quand on voit ce qui se passe à travers le monde et dans certains pays ce disant "civilisé" aujourd'hui. L'ami George nous annonce le glas de nos libertés si nous n'y faisons pas attention.

Soumettez-vous, soumettez-moi!

Ps : George, merci mais la prochaine fois , fait plus cours s'il-te-plait.










lundi, août 21, 2017

Alfonso Azpiri , a king is dead


C'est avec tristesse que nous apprenons que le maître Alfonso Azpiri, né en 1947 à Madrid est décédé ce 19 Août 2017 à l'âge de 70 ans.

Référence ibérique de la bande dessinée et de l'illustration , figure iconique des salons comics madrilène , toujours adulé par les fans; il était reconnaissable grace à ces eternel lunettes fumées et son sourire paternel.

Il fut et restera une icone et une pierre angulaire pour toute une génération qu'il marqua à l'apogée du jeux vidéos dans les années 80 grâce à ces nombreuses pochettes haute en couleurs , qui firent rêver les plus jeunes d'entre-vous.

Roi de l'érotisme et de la science fiction, il se fit connaître notamment grâce à la série Mot ou la sensuelle Lorna ; et evidemment pour le design de pochettes de jeu vidéo chez des distributeurs légendaires comme Erbe, Dinamic ou Opera Soft (ie Army Movies, Abu Sibel , Camelot warriors ...)

Vous pourrez retrouver une critique sur une de ces oeuvres sur le lien suivant : http://dcafeine.blogspot.be/2013/01/lorna-dazpiri.html

Merci à l'artiste , et bonne route


vendredi, juillet 07, 2017

Fight 2D-2014 de Neeko

Fight 2D-2014 from Neeko.

Neeko ? Un studio d'animation qui fait du travail en 2D intéressant à regarder et analyser :)

Et pour d'autres sujets : https://www.youtube.com/channel/UCJRxhrnmHjWljNgn1xMFX5w

Plouf!




jeudi, juillet 06, 2017

La Dynamique du Mou

Mesdames et messieurs approchez-vous sans bousculade 
servez-vous du gin 
pour les autres p'tits y'a de la limonade 
Nous parlons poliment, à l'entrée il y a eu la fouille 
ce soir c'est organisé dans un esprit cool 

En voilà une introduction mais c'est juste pour vous mettre dans l'ambiance relax et cool :) 

Alors enfoncez votre arrière-train bien à l'aise dans votre fauteuil, car nous allons causer de "La dynamique du mou" , bouquin dont je n'attendais que quelques choses d'assez rhétorique, que ce soit dans la forme et sa luxure car , d'avance il partait avec quatre défauts majeurs qui pourrait faire fuir le petit padawan qui sommeille en vous:


  • c'est édité par une presse universitaire; et pour toute personne ayant fréquenté ce genre de lieu obscènes aux relents sirupeux, ça annonce une multitude de référence et un langage fort peu châtié.
  • ça parle du "mou" ce qui est assez abstrait en soi; à moins d'en avoir fréquenté beaucoup autour de soi, c'est assez bizarre comme sujet (de thèse) non ?
  • Ce n'est pas un roman , donc ne nous attendons pas à une histoire façon "sauvons la princesse des griffes du méchant et hop on va roucouler en vacances"
  • Et bon sang, justement c'est les vacances!!! ... vais-je prendre ce livre à la plage ?


Et ô surprise c'est très intéressant. Avant de rentrer dans le lard, faisons un petit tour avec son "unboxing"; 

Édité par Presses Universitaires du Midi, c'est léger, un papier glacé très sympa, couverture souple, format qui rentre dans une bibliothèque ... bref on ne se moque pas de la ménagère ici, c'est du bel ouvrage comme je le dis souvent quand je sirote un thé à la menthe (aromatisé aux rhum évidemment , il faut garder l'esprit lucide).

L'intérieur est quant à lui pertinent. Le sujet d'abord , le mou , kesako ? 

La terminologie en elle même manque de définition et sous couvert de ce livre, les auteurs vont tenter d'y accrocher quelques définitions. Des définitions car oui, le mou est versatile,  le mou est malléable et le mou est différent en fonction de son environnement. Le mou est plastique ? Le mou est tempérament ? Le mou dans la pop culture ? Le mou qu'est-ce ? 



Et c'est là vraiment le sujet : balayer un maximum d'univers , condenser cette analyse par différent point de vues , dans une analyse mouvementée. 

Essayé d'exprimer à travers une certaine fluidité , à travers sa sensibilité et sa violence, le sujet en lui-même sans se perdre dans d'autres. Une exploration à travers la mollesse et ces différents état de transition, entre le ciel et la terre rien moins que cela.

Intelligent, pertinent, il introduit aux fils des pages et de ces chapitres, une réflexion ouverte sur l'érotisme de la vie et du mou. Bon j'ai l'air de m'emporter, ce n'est pas un bouquin à lire d'une traite mais par morceau afin de vous permettre de faire une réflexion sur chacun des sujets.

Bémol tout de même; même si les auteurs ont utilisé un vocabulaire souvent accessible (j'ai dis souvent) , il est parfois pointu et ardu. 
Le nombre de référence parsemées en fin de page rebutera directement ceux qui veulent vraiment en faire leurs thèses de fin d'année; mais vu la multiplication de celles-ci , cela aura au moins le mérite pour les plus sado-maso d'entre vous, de combler votre ventru poitrail.

En conclusion : un livre qui souffrira de ces origines universitaires mais qui intéressera le lecteur , qu'il soit étudiant où commun des mortels voire passionné, de par la réflexion qu'il vous apportera. Bref cela va stimuler votre esprit.

Dans la matière, le oui et non ce dis mou et dur (Bachelard) ... Un peu comme quand je bois en fait! :)


La dynamique du mou
Sous la direction de Céline Cadaureille et Emma Viguier
Nombre de pages : 240
Collection L'Art en oeuvre dirigée par Isabelle Alzieu et Dominique Clévenot
ISBN : 978-2-8107-0464-4


mardi, juin 13, 2017

Infinity 8 : Trondheim/Vatine et des dessinateurs


Dans le tréfonds d'une galaxy lointaine navigue le vaisseau de classe-A : l'Infinity-8. Sa destination ? la Galaxy d'Andromède. Sa cargaison ? pas moins de 900.000 passagers de toutes races parti faire bronzette les doigts de pieds bien écartés s.v.p.

C'est a son bord qu'officie la jeune et jolie Yoko Keren, agent de police qui porte fièrement le lycra comme une seconde peau et qui est en charge de faire respecter l'ordre d'une poigne de fer ... mais à sa manière; D'autant plus qu'elle à sur ces fesses le lubrique le lieutenant Reffo et le capitaine du vaisseau à la forme tentaculaire et qui a l’habilitée de pouvoir rebooter jusqu'à 8x un moments afin de faire une boucle dans le temps et d'éviter certains désagrément :)

Mais une situation d'urgence vient de survenir : le vaisseau vient de faire un arrêt inattendu suite à l'encontre d'un amas d'artefact d'origine inconnue façon gros dépotoir, surtout qu'il est rempli de vestige symbolisant la mort sous toute ces formes; que ce soit des morceaux de villes, des débris , ou autres.

L'agent Keren va devoir investiguer et s'assurer qu'aucun danger n'y est caché ... mais c'est sans compter certains passagers Kornalien, qui non content d'être de sacré nécrophage, sentent cette bonne odeur de mort les appeler.


Sexy, fun , décomplexé, ... voilà un sympathique Space Opera qui aura le mérite de vous mettre l'eau à la bouche avec ce premier épisode d'un cycle comportant pas moins de 8 numéros;  Proposé aux éditions "Rue de Sèvres" , ce projet à pour origine le duo Olivier Vatine et Lewis Trondheim.



Alors je freine un peu tout de suite avant de continuer cette critique, mais celle-ci ne porte que sur les deux premiers cycles, je n'ai point eu entre mes fraîches mimines les deux derniers épisodes;

Alors, c'est bien ? 

Chaque cycles ou épisodes de cette série est l'opportunité de vivre une nouvelle aventure mais sous un tout autre angle car un simple élément, l'effet papillon, va donner une toute nouvelle direction. La preuve en est le deuxième épisode ou l'agent doit mené l'enquête mais elle est surtout en train de tombé sous le charme de se jeune mouvement qui à le vent en poupe et portant fièrement la croix gammée.

Encadré par une charte graphique crée par deux main gantés (et clouté), j'ai nommé Olivier Vatine et Lew Trondheim, chaque récit est tenue par un graphiste différent offrant au lecteur l'avantage de retrouver facilement notre équilibre et nous offrir une cohérence et continuité entre chaque cycle temporels (oui je sais une continuité quand on parle de reboot ça fait très euclidien).

Scénaristique-ment les deux premières histoires sont très originales et complètement différentes. Des dialogue qui mon mouche à chaque crochet de page (mouche ... crochet ... non ?) et le graphisme, étant confié à un auteur de talent différent, est simple et sans chichi (c'est pas du Goya non plus hein) vous fera une lie qui donnera un moment d'évasion à nos chères esprits; d'autant que les dialogues sont amusants, frivole et même parfois sérieux.

L'on passe donc un très bon moment de lecture; à cela vous rajoutez une jolie couverture et je pense que cette série aura du succès si elle est diffusée correctement chez tous nos libraires.

Les deux premiers épisodes sont disponibles façon cartonnée , genre bd classique ou également en format comics très très sympathique.

Sauront-ils s'échapper de ce mystérieux amas d'artefacts morbide ? Huit aventures, Huit possibilités ... à vous de choisir la votre <3




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