vendredi, mai 04, 2018

Derniers jours à Alep de Guillaume Ramezi

mai 04, 2018 John Smith


C'est du bon roman, c'est une belle histoire, c'est une bon roman d'aujourd'huiiii ... d’aujourd’huiiiiiiiiiiiiii

Et justement aujourd’hui on va causer de "Les derniers jours à Alep" de Guillaume Ramezi; publié aux éditions French Pulp , en format souple et plein de pages.

Un thriller mené tambour battant et qui nous fera accompagner le jeune Mathias, oncologue de son état, dans ces pérégrinations pour retrouver le mystérieux El Mansour, terrible terroriste biochimiste ressemblant trait pour trait à son défunt père mort quand il était enfant. 

Est-ce possible ? Est-ce lui ? Les apparences peuvent être trompeuses et l’enquête est ouverte; Je vous laisserai le plaisir de découvrir le dénouement dans le livre.

Mais que vaut ce roman me direz-vous ? 

L’intrigue est d'emblée annoncé dès les premières pages; l’auteur a l’intelligence de nous faire vivre les deux histoires en parallèles: celle de Matthias qui cherche à retrouver et comprendre qui est ce mystérieux homme qui ressemble à son père; et celle de El Mansour biochimiste qui a un terrible plan en tête, ne reculant pas à faire des expériences sur des êtres vivants … Il faudra bien un jour qu’ils se croisent.



Le roman se focalise sur l’action et les personnages , pas de chichi , tout en gardant une plume acérée, offrant au lecteur une porte ouverte à son imaginaire (à l’instar de certains auteurs qui ont tendances à tout détailler jusqu'à la clinche de porte).

L’on y retrouve de l’intrigue, de l’aventure, de l’action mais aussi une légère part de drame psychologique , avec la notion d’absence, de manque ainsi que la question du deuil.

Evidemment certains diront que l’histoire est classique voire linéaire; mais je répondrai à ces rétracteurs qu’elle est solide et bien amenée, que l’on y trouvera des choses intéressantes et vous fera passer le temps.

Un roman que je conseille , non pas par son style conventionnelle, mais en tant que bon roman de loisir et qui trouvera amplement sa place dans votre sac , sac-à-dos, sacoche ou tout autre contenant commençant par “sac”, et le tout selon vos propres désires. C’est du bon steak!.

Un auteur à suivre.

Derniers jours à Alep de Guillaume Ramezi
ISBN : 9791025103043 


dimanche, avril 01, 2018

End League (The) de Remender/Broome/Canete

avril 01, 2018 John Smith

Cette semaine , j'ai bien travaillé mes arpèges avec la lecture en version intégrale de "The End League", une mini-série en deux tomes édité chez nos amis Akileos pour la version française et pour laquelle un intégral est sorti en 2017 en VO chez Dark Horses Original.

En 1962, Astonishman est LE super-héros façon Superman. Surhomme, Orgueilleux, inconscient et surtout très fière de son moule-bite; Perdu dans sa vision manichéenne et parfaite du monde, et aussi par bêtise, il va commettre la grosse boulette en déclenchant une cataclysme qui déstabilisera l’humanité entière. 
Une catastrophe ? Je parle de la "Catastrophe Verte" qui fera des milliards de victimes (ne faisons pas dans la dentelle de Bruges svp) et qui engendrera de multiples mutations , sans oublier l'apparition de nouveaux sur-hommes , tous plus fous les un que les autres, qui se rallieront derrière la bannière d'un fou-furieux-super-vilains.
Astonishmen est rongé par la honte et tout en cachant la vérité, va entamer une quête vers son pardon. Entre désespoir et rédemption, il forme les "End League" pour retrouver le marteau de Thor, Mojlnir, seule artefact permettant de remettre les choses en ordres , de lutter contre les super-vilains et sauver, peut-être , le reste d'humanité qu'il reste en nous.

Triste, sombre, dépressif, le ton est directement lancé dés les premières pages du premier volume (diamétralement différent du second, lisez plus loin :) ).

Le pastiche avec les super-héros de chez MARVEL et DC COMICS est évident (Ghost-rider, Superman , Joker et j'en passe) mais la parole est beaucoup plus acide et réaliste avec un monde sans espoir; à lire essentiellement au premier degré (vous pouvez essayer de chercher une double lecture, j'ai essayé sans succès). Le dessin de Matt Broome est dans le ton de l'histoire , directe, froid, triste , mais sans grande originalitée.


Le deuxième volume est lui beaucoup plus pêchu, un peu genre "le réveil de la Force", porteur d'espoir , de lutte jusqu'au-boutisme; et verra même l'apparition de personnages supplémentaire (comme s'il en était besoin). Le changement de dessinateur par Eric Canete n'y est pas pour rien, c'est une vrai bulle d'air frais avec son trait un peu moins réaliste , supporté par le jeu de couleur proposé par Andy MacDonald.
Vous avez compris j'ai beaucoup plus aimé le deuxième volume :)

Ipso Facto les auteurs, en s'engageant dans cette fresque quasi biblique, devaient rester dans un ton réel impliquant la folie humaine et les erreurs du passé.
Mais le trop de personnages (Dieux grecques, nordiques, nazi ,super-héros etc...) rend la lecture confuse et torture le lecteur lambda que je suis (si si , vraiment j'avais mal au crane). As-t'on vraiment besoin de connaître tous les codes et personnages du monde des super-héros ? Really !?

Au final , l'on en ressort après une lecture un peu poussive, avec un moral dans les talons et un goût amer rendant la bd "so what".

Bilan mitigé donc, pour cette saga : "The End League"qui brillera grâce à sa deuxième partie sans pour autant toucher le firmament des dieux.

jeudi, mars 22, 2018

Le multiplan chez Disney

mars 22, 2018 John Smith
Quand l'oncle Walt nous explique les techniques de l'époque. Impressionant <3

On avait un impératif , la créativité, nous n'avions pas peur d'aller en dehors des sentiers battus et cela était originale tout en étant en dehors des standards.







dimanche, mars 18, 2018

Atom the beginning, T3 et 4 de Yûki et Kasahara

mars 18, 2018 John Smith

Les tomes 3 et 4 de la série "Atom the beginning" sont enfin disponibles chez votres libraire et prêt à nous distiller la suite des aventures de nos deux jeunes scientifiques Tenma et Ochanomizu; préquel au devenir du future "Astro Boy"

Mais d'abord le pitch (siouplé)

Notre petite bande d'ami et le robot "Six" continuent leurs investigations sur le Docteur Lolo (la fille au prénom douteux et accesoirement Miss Rillette 2018). 

Leurs pérégrinations les ont emmenés sur une mystérieuse île appartenant à une puissante organisation criminelle; qui essaye à tout prix de faire oublier les causes d'une terrible catastrophe qui fit de nombreuses victimes. 

Le Docteur Lolo est-elle liée à tous cela ? Six va-t'il avoir une petite soeur ? Qui est cette étrange organisation ? Le nouveau robot Ivan veut-il dialoguer avec lui ? Et surtout pourquoi ? Un début de réponse dans le prochain épisode ? 

Toujours aussi plaisant à lire, l'intérêt de la série est relancé grâce à un scénario qui nous annonce les prémisses de la dualité qu'il y aura entre nos deux jeunes savants fou et leur vision diamétralement opposée, sans oublier de nouveaux personnages et intrigues.

Nonobstant ce qui me fait démarquer ces épisodes (versus le premier) est le style graphique et le ton qui y est utilisé. Alors que le premier opus nous promettait une aventure plus adulte, ces derniers épisodes confirmes la volonté éditoriale de cibler un publique un peu plus jeune et d'abandonner la charte graphique initiale pour se rapprocher au plus près de la série originelle en nous proposant un décorum assez classique et sans grande originalité.

Sans pour autant être dans une Commedia dell'arte, et même s'il est moins ambitieux que le premier épisode, l'ensemble est toujours très plaisant, autant qu'une Madeleine de Proust , grâce à une enveloppe et une charte parfaitement menée.

L'ensemble reste très plaisant grâce à son scénario qui distille parcimonieusement des cliffhanger afin que nous ne sombrions pas dans une famine de curiosité :)

Ma conclusion ? Cela sent bon la douce drogue (c'est cadeau pour ceux qui savent (private joke))






dimanche, février 04, 2018

La Joyeuse de Christian Chavassieux et Winfried Veit

février 04, 2018 John Smith

Pour Public Averti (en vaut deux)

Il fut un temps, bien avant que nos souvenirs deviennent souvenirs, l'ancienne Mésopotamie.

Un sauvage , primitif, chef de meute , sème une peur que l'on devine terrible dans un petit bourg. Contraints, les villageois vont quérir de l'aide auprès de leur roi, Gilgamesh, qui leur octroi l'aide d'une de ces courtisanes, la belle et sensuelle Shamat la Joyeuse.

Par la magie des étoiles, des sens et du corps, Shamat séduira le jeune Enkidu. S'en suivra une danse des corps, des sens, de coup de langue, de sexe chaud et humide ... Car Shamat en savoir faire, devinera en Enkidu un nouveau roi et déliera son devenir.

Écris à la première personne, cette petite nouvelle s’inscrit dans la légende de Gilgamesh , roi qui abusa de son pouvoir et qui incita Aruru à créer à partir de l'argile son jumeau antagoniste afin de le canaliser.

A travers cette trame historique , les auteurs nous invitent à rencontrer la naissance d'Enkidu. Mais c'est là que s'arrête l'intérêt car la suite est une version porno-chic du comment Shamat arrivera à lever la hampe lourde d'Enkidu vers ces lèvres entrouvertes ; Un peu comme la version XXX du Caligula de 1979.

Christian Chavassieux manie le verve façon Cyrano de Bergerac du cul , ce qui nous donne une partie de jambe en l'air à la première personne,  d'une trentaine de pages; et qui est, à mon sens ,  agréablement complétée et aérée par les dessins de Winfried Veit : expressif et brut.

L'ensemble est un petit récit sans prétention à 8€ , destiné principalement à la gente masculine,  et qui accompagnera les trois éjaculât d'Enkidu; un plus grand exploit que ma propre personne à sa lecture à mon grand regret :p

Une petite nouvelle qui ne marquera pas les annales de la littérature, mais peut-être bien votre pantalon.


La Joyeuse de Christian Chavassieux (dessin de Winfried Veit)
http://lerealgar-editions.fr/portfolio/la-joyeuse/
Editeur : Le Réalgar
ISBN : 979-10-91365-09-3

mardi, janvier 30, 2018

American Gods de Neil Gaiman

janvier 30, 2018 John Smith

Ami du bon goût, bonsoir!

Biberonné a la culture anglo-saxonne, le nom de Niel Gaiman ne m’était pas inconnu.
Sûrement motivé par le titre pompeux de American Gods, sa couverture genre Super-Héros,  et venant de terminer de visionner le film “Stardust” du même auteur, je me disais qu’il était temps de découvrir qui se cachait derrière ce prénom, somme toute , commun.

Du coup je m’était préparé une pléthore de roman du dit auteur afin de m'envoyer une bonne orgie littéraire;
Tâche ma foie titanesque qui m’a largement fait déchanté quand j’ai pu constater que la liste frôlait facilement les 1 mètres 50.

Sans foi ni loi, m'attelant tel un poney à la tâche (de cheval) , je fus bien vite mari vu la taille de l'engin: 600 pages... c'est une grosse brique.

Et c’est à brûle pourpoint que je vous balance mon avis sur ce bouquin à connotation divinement jazzy et nostalgique. Préparez-vous pour du sang, des tripes et des boyaux, c’est parti pour le pitch.

Usa, de nos jours.

Ombre , est un ex-taulard sortant de prison et surtout prêt a se reconstruire. Sauf qu'il n'y a pas de future pour lui, sa femme est “morte”, son meilleur pote aussi, il n’a pas de job … bref c’est la totale loose.

Mais coup de bol, il va croiser le chemin de Voyageur, un mystérieux personnage aux allures abrupte et charismatique.  Et c'est là que tout va déraper.

Bon an mal an, Ombre va devenir son homme à tout faire le temps que son patron puisse régler une affaire de la plus grande importance.

Petit à petit Ombre va découvrir que Voyageur et ces copains ne sont pas comme vous et moi. Et si toutes ces personnes étaient des dieux ? Et si cette fameuse affaire à résoudre était la préparation d’un affrontement entre de nouveaux dieux et les anciens dieux mené par Odin himself. Et si Laura, la femme d’Ombre n’était pas si morte que ça et qu’Ombre avait la possibilité de la faire revenir ?

Un tour de passe passe, une petite escroquerie et nous voila embrigadé dans un road-trip à travers les Amérique et sa culture bariolée; 
Aucun doute, ce Neil Gainam sait écrire, il ne faut pas le nier; et il n’est évidement pas à son coup d’essai puisqu’il sévit dans le monde de la littérature fantastique , du comics américain où même en tant que scénariste pour le petit et grand écran. Je vous recommande d’ailleurs, si ce n’est déjà fait, l’excellent Good Omens (De bon présages en VF) écrit en collaboration avec Terry Prattchet , encore un écrivain talentueux et de renommée

Mais voilà, malgré son prix Hugo 2002,  le récit est un peu mou et sent la mouffette mouillée.
Sous couvert d’un scénario un peu originale,  de la rencontre de plusieurs divinités réincarnées  et d’une petite gué-guerre, on nous balade a travers les Amérique avec ces contrée indienne, son Las Vegas, son sable chaud et ces coins pittoresques , à la recherche de quelques dieux qui voudraient bien tâter du bâton et gonfler les rangs d'Odin avant l’affrontement finale … sauf que voilà, ils n’en ont pas grand chose à faire, limite ça les gonfles graves … et le lecteur le vie un peu comme cela aussi.

N. Gaiman à beau batailler en nous y rajoutant des références musicales, des intrigues parallèles qui accompagneront le récit, mais l’ensemble nous déverse un rythme lent à force de vouloir donner trop de relief, assourdissant le récit.
L'on se doute d'ailleurs que l'auteur à surement fumé certains narcotiques pour certaines descriptions , lovée sous une couverture d’amertume.

Dommage car l’histoire aurait mérité un allègement de page facile , de plus de Mike Brant et d’un peu plus de légèreté,. Nonobstant c’est un roman sympa mais sans plus.

Une petite conclusion ? Un road-trip épicène mais intéressant, qui souffre de grosses longueurs , le tout sur une ambiance d’hallucinogène et qui m’a clairement laissé sur ma faim. Une sitcom sans grande envergure :p

Ne dis-t’on pas que les voies du seigneur sont impénétrables  ?

American Gods de Niel Gaiman
Nombre de pages : ~610
Edition j'ai Lu , Collection Science Fiction
ISBN : 978-2-290088395

lundi, décembre 11, 2017

Les Traqueurs T1 de Tirso Cons et Muñoz

décembre 11, 2017 John Smith
 Oyé moussaillons,

Décidément Glénat est une maison d'édition très prolifique en cette fin d'année puisque voici une nouvelle saga de Pirates, avec aux commandes un duo hispano-ibérique qui avait déjà sévi dans Le manoir des murmures, je sus-nommé messire Tirso Cons coté rouleau de peinture et messire Muñoz pour la partie plume d'oie. Un premier épisode qui porte le doux nom de L'arme perdue des dieux , annonciateur d'un récit pas trop à l'eau de rose.

Au menu ? Péripéties, romance,  mystère ... Haut les coeurs!

1566, suite au traité de Westminster signant une trêve au conflit entre L'Angleterre et les Pays-Bas, le bain de sang maritime se calme enfin. Mais ce n'est que momentané car aucun des deux camps ne veut plier le genoux devant l'autre.

Afin de gagner cette guerre, l'Angleterre affrète une expédition vers la nouvelle-Espagne afin de partir à la recherche d'une chimère , une mythique créature qui rendrait invulnérable celui qui en est maître. Faisant partie de la tribulation un trio: le jeune botaniste Jonas , le charismatique Capitaine Rodrigo Toladena et la belle Mara.

Et les voilà parti braver tous les danger et l'ennemi près à s'emparer de cette légende qui pourrait leur donner cette suprématie tant souhaitée.

Mais chaque contes ou légendes a une once de vérité n'est-ce-pas ? Un retour vers les citées d'Or ? A vous de le découvrir.

Une histoire de cape et d’Épée sentant bon l'Eroll Flynn époque leggins et naphtaline,  voguant gaiement sur l'univers fantastique des Pirates des Caraïbes;

Ce premier épisode nous offre une introduction complexe et palpitante , qui aura pour but principale d'établir l'intrigues , sa trame et les personnages, le tout saupoudré de quelques cliffhanger de derrière les fagots qui, on le sent, sont là pour relancer l'intérêt du lecteur.

Après double lecture, la conclusion est que ce premier épisode est trop vite emballé afin d'arriver rapidement au cœur du sujet. Le coupable ? La complexitude du scénario sur si peu de pages, un découpage hasardeux , un manque d’homogénéité de l'ensemble

Graphiquement c'est bien envoyé, très beau mais inégale sur la longueur même si Tirso Cons maîtrise les énormes fresques, paysage et ressentit; Effet de style ? surement mais je n'ai pas trouvé que cela collait complètement d'autant plus que l'on voit quand il prend son pied sur pas mal de planche.

Quant à la plume le scénario est très travaillé et profond nous proposant une mise en bouche lente , avec ambiance et cotillons.

Le tout avec un mélange de couleurs embrumée par l'alcool et le rhum de contrebande, secondé par de magnifique aquarelle qui soit sublime les pages, ou les rends compliquées de par le découpage lui-même.

Je vous rassure tout de suite , l'histoire et le récit reste divertissant et sympathique; et je peux vous annoncer, sans spoiler de trop, que la fin et les dernières pages attiseront votre intérêt et vous donneront peut-être l'envie tourner la première page de second tome.

Mais au final , nous n'avons qu'une histoire sans grande originalité, qui se saborde d'elle-même avec cette aventure de boucanier.

Sur ce , où ai-je fourré mes gommes coca ? J'ai faim morbleu!











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